Le président sortant de la CCI de Montpellier, Rudy Iovino, affirme, dans une déclaration solennelle, qu’il « ne peut envisager de présenter (sa) candidature en vue des élections à venir » à la CCI de Montpellier. « Nous avons besoin de respect, à donner et à recevoir, explique Rudy Iovino. Nous avons besoin de projets partagés. Nous avons besoin (…) d’indépendance. Or ces conditions, de façon évidente mais peut-être pas irréversibles, ne sont pas réunies ». Selon le président sortant, qui dénonce des « tours de passe-passe dialectique, qui s’apparentent parfois à une relative hypocrisie », « l’indépendance de la CCI est désormais en péril ».
Rudy Iovino risquait, selon plusieurs sources, de voir sa candidature refusée par les services de la préfecture. Il est, de plus, en butte depuis plusieurs mois à l’hostilité de Georges Frêche. Le président de la Région, qui a coupé les subventions à la CCI, lui reproche en particulier d’avoir embauché son ancien directeur de la communication, Sylvain Jambon, et la présence dans son équipe de Véronique Perez, fille du président du conseil général de l’Hérault, André Vezinhet.
Labattut tête de liste ?
Rudy Iovino était, aujourd’hui, injoignable. Contacté, le président du Medef de Montpellier, André Deljarry, confirme que le président de la CCI lui a fait part, hier soir, de son intention, claire et ferme, de jeter l’éponge. « Nous allons nous réunir lundi. Si Rudy Iovino confirme son choix de se retirer, nous demanderons à Jean-Yves Labattut s’il veut mener la liste ». Élu sur la liste du Mouvement patronal pour le renouveau (MPR), Jean-Yves Labattut dirige aujourd’hui l’entreprise Aedis (construction de bâtiments, promotion immobilière) à Pérols après avoir été PDG de FDI Promotion. André Deljarry confirme par ailleurs que Véronique Perez ne figurera pas sur la liste Medef-MPR. « C’est une décision collective au Medef et au MPR, explique le promoteur. Nous n’avons aucun intérêt à la prendre, Nous avons assez de candidats qui souhaitent se présenter. Et nous voulons une liste 100 % économique, 100 % indépendante, sans mélange entre la politique et l’économie ».