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| 5/10/2010

Rudy Iovino sera bien tête de liste du Medef à la CCI de Montpellier

Nouveau rebondissement au Medef autour de la constitution de la liste pour les élections consulaires à Montpellier. Au terme d’une réunion qualifiée d’« intense » par un observateur, le président sortant de la CCI de Montpellier, Rudy Iovino, a été confirmé comme tête de liste par 60 % des 42 participants. Dans une déclaration solennelle diffusée mercredi dernier, le président de la CCI avait pourtant affirmé qu’il ne pouvait « envisager de présenter (sa) candidature en vue des élections à venir », l’indépendance de la CCI étant, selon lui, menacée. Interrogé par La Lettre M cet après-midi, Rudy Iovino explique avoir réclamé, devant ses pairs, « l’application scrupuleuse de la charte du Medef, et le fait, pour les candidats sur notre liste, de ne pas briguer de mandat politique ». Tout en prenant soin de remercier le président du Medef de Montpellier, André Deljarry, Rudy Iovino réaffirme sa volonté de « ne pas faire allégeance à qui que ce soit ». En clair, au président de la Région Georges Frêche, qui réclame la tête de son directeur de cabinet, et celle de plusieurs élus, dont Véronique Perez – fille du président du conseil général André Vezinhet. « Il n’y aura pas d’exclusion sous quelque prétexte que ce soit, en dehors de l’application de la charte du Medef », assure la tête de liste. Autre facteur ayant pu jouer dans la décision de Rudy Iovino de se présenter : « Un courrier officiel » de la préfecture, « qui m’est parvenu hier, confirme clairement que je suis éligible ». Devant les adhérents du Medef, Rudy Iovino ne s’est pas privé de dénoncer « les tentatives de déstabilisation » dont il aurait fait l’objet. « Nous sortons de plusieurs semaines de troubles, de rumeurs insidieuses, de calomnies, voire d’intrigues », a-t-il déploré. En se posant en garant de l’indépendance de la CCI : « Tout acte qui laisserait penser que nous faisons allégeance à tel ou tel élu politique conduirait à nous phagocyter nous-mêmes, à nous décridibiliser, à nous affaiblir durablement », a lancé ce midi Rudy Iovino aux adhérents montpelliérains du Medef.

Un ticket Labattut-Iovino
Le promoteur Jean-Yves Labattut (Aedis, Pérols), qui aurait conduit la liste en cas de forfait de Rudy Iovino, ferait office, désormais, de joker du président sortant. « Je serai candidat à la présidence de la CCIR », confirme Rudy Iovino à La Lettre M. « Montpellier est la CCI la plus importante. Nous verrons, le moment venu, quels seront les résultats des élections dans les différentes chambres, et si j’arrive à les fédérer. Il y aura une discussion entre les différents présidents ». Si Rudy Iovino était élu à la CCIR, c’est Jean-Yves Labattut qui prendrait dans ce cas, la présidence de la CCIT de Montpellier.
Interrogé sur le retour sur le devant de la scène de Rudy Iovino, le président du Medef de Montpellier, André Deljarry, dit « se réjouir, car, pour la première fois, notre tête de liste est désignée de façon très démocratique. Nous allons poursuivre les discussions avec la Faduc (une association de commerçants, NDLR), pour qu’elle se joigne à notre liste d’union Medef-MPR-UPA ». Interrogé sur la présence, ou non, sur la liste, de personnes blacklistées par Georges Frêche, André Deljarry est moins catégorique qu’il y a quelques jours. « Georges Frêche ne nous a pas demandé d’exclure tel ou tel, mais de sortir du système politique ». Il assure également ne pas être candidat à la présidence de la CCIR, son nom ayant circulé après l’annonce du possible forfait de Rudy Iovino.
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