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Pyrénées-Orientales
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Institutions
| 22/07/2011

La fondation de l’Université de Perpignan dévoile les premiers projets

Un an après sa création, la fondation de l’Université initiée par Jean Benkhelil, président de l’UPVD, (dotée en capital de 1 M€) dévoiler les actions qui seront financées sur la part consomptible du capital (soit 47 000 € en 2011). Suite à l’appel à projet lancé en mars, 15 projets ont été soumis dont 13 jugés recevables. Le conseil de gestion de la Fondation qui s’est réuni le 7 juillet dernier et a décidé d’accompagner les projets d’excellence de deux sportifs de haut niveau pour 7 500 € (Tom Ecochard, du centre de formation de l’USAP et Ophélie-Cyrielle Etienne, pôle France natation) et une thèse de doctorat (90 000 € sur 3 ans) sur les axes tourisme et transfrontalier réalisée par Agathe Stenger. Le conseil de gestion a aussi retenu trois projets prioritaires pour la nouvelle campagne de levée de fonds spécifique qui démarre en septembre prochain. Ces projets (voir ci-dessous) concernent les thématiques développement durable et environnement, agriculture durable et biopesticides, insertion professionnelle. Ces projets font l’objet de co-financement. « L’ambition de la Fondation est de financer des projets viables, réalistes et réalisables d’où l’intérêt d’y associer des co-financements qui ancreront davantage les projets dans le territoire » précise Fabrice Lorente Vice-président du CEVU. Une approche que confirme Cédric Bertrand, l’un des porteurs de projet, « abonder en fonds la fondation est intéressant pour des petites entreprises qui ne peuvent avoir de R&D mais qui sont soumises à l’impôt. Elles sont nombreuses sur le département. Pour les grands groupes leur intérêt est surtout de développer une image notamment sur les questions environnementales ». « Je suis fier d’accompagner l’Université dans cette culture liant la recherche et l’entreprise. C’est un changement important qui doit servir l’économie des P.-O.. L’UPVD doit se développer et exister aux côtés des entreprises locales pour qui elle forme les futurs cadres. Elle doit être soutenue par le monde politique départemental et régional » a déclaré Raymond Fondeville, Pdg du groupe éponyme et vice-président de la Fondation qui est conscient de l’enjeu financier que représente l’action de la Fondation. En conclusion, Jean Benkhelil, a rappelé que « les fonds apportés à la fondation donnent droit à une déduction fiscale sur l’ISF » et le vice-président du CEVU, Fabrice Lorente, ajouté « qu’avec cette 2e levée de fonds, le travail de la Fondation va se concrétiser.»
Brigitte Chemarin, chargée de mission et cheville ouvrière de la Fondation est nommée directrice de la Fondation de l’Université.
Projet N°1 : Photocatalyse solaire pour le traitement en sortie de station d’épuration
Le projet STEP SOL est porté par Gaël Plantard, enseignant chercheur au laboratoire Promes (Perpignan) et chef de département IUT Génie Chimique Génie des procédés (Narbonne). « La fondation va nous aider à hauteur de 30 000 € pour financer un prototype visant à dépolluer l’eau en sortie de station d’épuration en s’appuyant sur l’énergie solaire » explique-t-il. Un procédé qui fait suite à un arrêté de 2010 autorisant la réutilisation de l’eau. « Nous bénéficions d’un co-financement de 200 000 € octroyé par le Grand Narbonne et l’Agence de l’eau » précise-t-il. Le projet testera le prototype sur la station d’épuration de Narbonne et bénéficie de l’appui de la fondation pour la mise à disposition d’hommes par Véolia et des laboratoires.
Projet N°2 : Agriculture durable et biopesticides : caractérisation de préparation phytopharmaceutiques d’origine naturelle et développement d’un outil de métabolomique pour l’évaluation d’activité de type SDN
Le projet est porté par Cédric Bertrand, maître de conférence en Chimie à l’UPVD. « Nous allons travailler en collaboration avec l’antenne montpelliéraine de l’institut technique de l’agriculture biologique. Notre travail va consister à étudier et caractériser les préparations d’origine naturelle qui stimulent les défenses des plantes mais aussi leur mode d’action » explique Cédric Bertrand. Le projet consiste aussi à développer les connaissances sur ce nouvel outil qu’est la métabolomique, l’équivalent de la génomique pour l’ADN. Ce projet représente un budget prévisionnel sur 3 ans de 180 000 € dont 90 000 € sollicités à la fondation.
Projet N°3 – Insertion Professionnelle : L’insertion professionnelle des étudiants de l’UPVD : actions et appel de fonds
« Ce projet consiste à traduire les formations de l’UPVD, 60 au total, en compétences et actions dans les entreprises. Il s’agit aussi de mettre en valeur le caractère professionnel qu’ont les formations universitaires » explique Laurent Botti, maître de conférence en gestion (Tourisme) à l’IAE de Perpignan et chargé de mission insertion professionnelle au Bureau d’aide à l’insertion professionnelle de l’UPVD. Ce projet qui va se traduire en un guide papier (sortie prévue pour le 1e semestre 2012) et une plateforme internet en cours de développement. « Ce projet qui représente un budget prévisionnel de 142 500 € bénéficie du soutien de la fondation à hauteur 60 000 € sur 3 ans. Il mobilise 5 stagiaires à temps plein.» Selon Laurent Botti, ce projet vise deux cibles : les lycéens et les entreprises.
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