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Hérault
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Immobilier
| 5/10/2011

Artémis nouvel actionnaire majoritaire de CapiFrance

CapiFrance, devenu en dix ans le 1er réseau immobilier national d’agents commerciaux à domicile, a officialisé la cession de la majorité de son capital (pourcentage non communiqué) au groupe Artémis, filiale de Financière Pinault (groupe François Pinault), mardi au Domaine de Verchant à Castelnau-le-Lez, en présence de Jean-Claude Cottet-Moine, fondateur et président de CapiFrance (à droite) et de Patricia Barbizet, directrice générale d’Artémis (à gauche). Le montant de la transaction s’élèverait à environ 10 M€, indique une source bien informée à La Lettre M.
CapiFrance emploie aujourd’hui 60 salariés à Pérols (services juridique, commercial, administratif, contentieux, informatique, comptabilité, publicité, recrutement, mandat, international, cession de fonds de commerces etc…) et 1 300 agents commerciaux répartis dans la France métropolitaine et les Dom Tom.
L’objectif du nouvel actionnaire et de Jean-Claude Cottet-Moine, 68 ans, qui reste associé jusqu’à fin 2013, est d’atteindre entre 2 500 et 3 000 agents d’ici trois à cinq ans. Le siège de CapiFrance « restera à Pérols », a assuré Patricia Barbizet. « Entre 20 et 30 recrutements y sont prévus », a ajouté Alban Gréget, dg adjoint des investissements d’avenir et du développement des filiales d’Artémis. Un nouveau dg de CapiFrance « est déjà sélectionné mais son nom reste confidentiel pour l’instant ».

CA prévisionnel : plus de 50 M€ en 2011


CapiFrance dégage un CA en croissance continue : 15 M€ en 2009, 35 M€ en 2010, prévisionnel « supérieur à 50 M€ » en 2011 d’après Jean-Claude Cottet-Moine.
Alban Gréget s’est défendu de toute fusion avec le réseau Optimum, récemment acquis par Artémis et de taille équivalente (1 200 agents) : « Nous voulons faire bénéficier les deux réseaux de la force d’un grand groupe tout en respectant les spécificités de chacun. Chacun garde sa marque et son réseau. Il n’y aura pas de fusion, mais des partages sur les secteurs informatique, marketing et communication. »
Il a tenu à valoriser le travail réalisé par les « Capiciens » (rémunérés à la commission), venus en force dans la salle : « Le commercial ne fait pas que passer une annonce sur Internet, il y a aussi des services, des conseils. » Parmi les projets de développement : « L’activité cession de fonds de commerce, l’îlotage, des services plus innovants (service complet de prêts pour optimiser les ventes), réseau à l’international. Les premiers marchés visés sont les voisins européens. Nous irons ensuite hors de l’Europe, pour faire de Capi un modèle de réussite à la française. »

Jean-Claude Cottet-Moine à l’assaut du marché du PAP

Jean-Claude Cottet-Moine a vanté le mérite de son modèle économique. « C’est une révolution pour le consommateur, qui y trouve son compte, et pour le paysage de l’immobilier : les commerciaux sont rémunérés le double que dans les réseaux classiques, ils disposent d’outils de communication plus efficaces, les frais de structure sont réduits du fait qu’ils travaillent chez eux et les honoraires sont bien plus bas. »
Visiblement pas du tout en préretraite, il a lancé un appel à ses confrères : « La plupart de nos confrères reconnaissent la pertinence de notre modèle, mais il reste des conservateurs hostiles à toute innovation, et à cette révolution dans le paysage de l’immobilier. Aux réfractaires, je renouvelle mon appel de confraternité, d’union, de main tendue pour créer ce nouveau modèle qualitatif de l’immobilier de demain. Depuis 40 ans, la moitié du marché de l’immobilier nous échappe et revient au PAP (particuliers à particuliers, NDLR). Ce n’est pas pareil aux Etats-Unis ou en Angleterre. Aux professionnels à se rassembler. Internet pourrait être l’arme qui démolirait les professionnels s’ils ne réagissent pas en s’unissant. Il faut reconquérir des parts de marché. »

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