Pyrénées-Orientales
Le développement durable en entreprise a trouvé son guide

« Le conseil général des P.-O. a fait du développement durable le fil rouge de son action », a déclaré Hermeline Malherbe, présidente du conseil général des P.-O., lors de la présentation du guide du développement durable en entreprise, réalisé par le réseau Accueil Entreprises 66 (40 structures d’accompagnement des entreprises), en amont des Rencontres départementales des entreprises et du développement durable qui se sont tenues lundi 11 octobre à Perpignan. Une présentation faite au côté de Bernard Fourcade, président de l’Interconsulaire des P.-O. : « Les trois chambres consulaires sont mobilisées autour du développement durable, qui est un enjeu stratégique, assure Bernard Fourcade. Elles accompagnent les entreprises dans la gestion des déchets, dans la formation de filières nouvelles comme le photovoltaïque, les éco-label… Des démarches qui s’inscrivent dans l’essor de filières nouvelles ou de marchés potentiels. » Il fera notamment référence au potentiel solaire exploité en Cerdagne avec Thémis, la recherche et développement. « Ce guide est le fruit d’un important travail de réseau. Il est disponible sur CD ou téléchargeable sur www.cg66.fr », poursuit-elle en soulignant qu’une administration éco-responsable a déjà été mise en place au sein de l’institution. « Avec ses 2 500 agents, le conseil général est une entreprise à part entière qui doit aussi montrer l’exemple », complète-t-elle. Selon elle, « le développement durable offre aux entreprises de réels leviers de développement pour demain. Cet outil, illustré de nombreux exemples et de pistes concrètes d’amélioration a pour ambition d’accompagner l’évolution des pratiques des entreprises. Le développement durable doit être abordé comme un atout, et non comme une contrainte supplémentaire. »
Des entreprises locales engagées
Exemple de démarche en faveur du développement durable : Sotragroupe a mis en place la responsabilité sociale des entreprises, un axe fort de la démarche développement durable. « France Télécom, qui constitue l’un de nos principaux clients, est sensible au développement durable. Nous sommes en négociation avec eux pour un nouvel appel d’offre concernant un marché qui court sur trois ans. Le fait d’avoir engager la RSE nous permet de bénéficier d’un avantage concurrentiel », précise Bénédicte Navarro, Daf de Sotragroupe (Sotranasa et Sotravenir), lors des rencontres qui ont réuni une centaine de participants. Autre intervention, celle de Robert Valle, gérant de Carmelec, qui s’appuie sur le concept d’éco-conception pour optimiser l’innovation dans ses produits de mesure. Ou encore la société Crudi (salade 4e gamme) qui a mis en place son bilan carbone. « Notre démarche a été initié par Mc Donald's, qui a demandé à sept de ses principaux fournisseurs de mettre en place cette démarche, qui est devenue un outil stratégique pour l'entreprise. Cela a eu pour conséquence de relocaliser nos fournisseurs en matières premières en L-R, en particulier les P.-O. pour la salade », précise Emmanuelle Perraud, de Crudi.
Externalisation de la main d'oeuvre
La SAS Sasplas, spécialisée dans l’injection plastique, externalise sa main d’œuvre au sein de l’Esat de Bompas (personnes handicapées) ou encore dans le centre pénitentiaire de Perpignan. « Cet Esat développe une culture d’entreprise et nous permet d’accroître notre niveau de productivité à qualité égale. En outre, notre démarche permet aux publics concernés de travailler dans un environnement d’entreprise et facilite leur insertion présente et future », assure Frédéric Rossi de Sasplas. À ses yeux, « le coût de cette main d’œuvre lui assure un avantage concurrentiel qui compense l’investissement en formation à mobiliser pour ces publics. » D'autres, comme Fondeville (BTP), misent sur les rapports humains, la sécurité du personnel ou encore la gestion des déchets générés sur les chantiers. L'entreprise a même créé une charte de protection de l'environnement et édité un "Eco Guide FF".










