Une étude, réalisée par le cabinet Ideco et l'agence de communication DPNews à la demande du Medef L.-R. et de la Direccte, et présentée ce jeudi 19 janvier au Cap d'Agde en présence de Gérard d'Aboville, définit 20 axes de développement pour la filière du nautisme régional. L’étude pointe en premier lieu « des activités pendant très longtemps marginalisées, voire ignorées ». Parmi les causes avancées pour justifier cette « discrétion » du secteur dans l’économie régionale : une multiplication de petites structures conduisant à une sous-évaluation du poids économique de la filière, le poids important du négoce « qui n’entre pas dans le champ de nombreuses aides », l’aspect « élitiste » du secteur lié au coût d’achat d’un bateau et de son entretien, une intégration du nautisme au sein d’une thématique plus large constituée par le tourisme.
Leviers de croissance
L’étude identifie trois « moteurs économiques » pouvant contribuer à l’essor de la filière : création et développement d’entreprises « motrices contribuant à des activités induites en amont et en aval » à l’image des chantiers navals ou les services de loisirs, création d’infrastructures permettant le développement de l’accueil des bateaux (ports secs, pépinières d’entreprises, zone d’activités spécialisées) et mise en place d’actions collectives. Toujours au rang des pistes de développement, l’étude, qui met en avant le manque de places dans les ports du L.-R., évoque la « déconstruction » comme solution pour gagner de nouveaux anneaux. « Les projets de création de places sont nombreux » poursuit l’étude en évoquant les projets des ports de La Grande-Motte, Sète et Sérignan.
Les axes de développement
Face à ce constat, le Medef et de la Direccte définissent quatre axes de développement dont l’aide à l’innovation et la mutualisation des structures et des investissements, l’amélioration de la visibilité de la filière en L.-R. « troisième région de France du secteur », l’amélioration de la compétitivité et des performances des entreprises et la valorisation des « savoir faire » existants à travers la formation des personnels. Enfin, déclinaison de ces quatre axes prioritaires, ce sont 20 actions collectives qui vont être mises en œuvre sur la période 2012 – 2014. La création d’une association baptisée Nautica L.-R. devrait fédérer l’ensemble des entreprises de la filière et encadrer les actions de développement préconisées dans le cadre de cette étude :
- mise en place d’une carte professionnelle pour accéder aux zones techniques régionales ;
- réalisation d’un état des lieux du potentiel de déconstruction de bateaux en région ;
- réalisation d'une étude portant sur la création d’une gestion homogène des anneaux portuaires régionaux ;
- développement de l’offre en immobilier d’entreprise dédiée aux entreprises du secteur ;
- création d’une structure de portage consacrée à cette offre ;
- création d’un réseau d’information national pour soutenir la recherche et l’innovation des entreprises régionales ;
- actions de communication autour de l’image de la filière régionale ;
- création d’un événement régional d’envergure lié à la pratique du nautisme et de la plaisance ;
- conception d’un site Internet « vitrine du secteur » ;
- analyse économique et financière de la filière ;
- appréhender l’évolution mondiale du secteur ;
- améliorer la qualité du service rendu aux clients par les entreprises et la gestion de leur flux d’activité ;
- développement des offres commerciales
- renforcement des liens entre loisirs nautiques et hébergeurs ;
- accompagnement des entreprises de la filière sur des salons professionnels français et étrangers ;
- évaluation des incidences environnementales de l’activité des entreprises ;
- cartographie des professionnels sur le site Internet ;
- mise en place de modules de formation ;
- évaluer les besoins en effectifs et formations aux métiers du secteur ;
- accompagner animer et suivre les projets et actions de la filière.