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Hérault
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Transports - Logistique
| 10/12/2012

Selon Les Verts, les collectivités locales n’ont pas anticipé le vrai coût du dédoublement de l’A9

Les collectivités locales (Région L.-R., Montpellier Agglomération, Ville de Montpellier, conseil général de l’Hérault), qui ont toutes porté à bout de bras le projet de déplacement de l’autoroute A9 au droit de Montpellier, n’ont pas anticipé les retombées de ce projet sur leurs propres deniers, et sur les contribuables, ont dénoncé lundi matin les élus écologistes, lors d’une conférence de presse à Montpellier.

La réalisation de la nouvelle autoroute A9 (dédoublement à 2x3 voies sur 25 km), chiffrée à environ 800 M€, est entièrement prise en charge par ASF (Vinci Autoroutes). Les travaux commenceront en 2014 pour une livraison fin 2017.
« La requalification de l’A9 actuelle, le bouclage de la déviation est de Montpellier et la réalisation du contournement ouest de Montpellier se chiffrent à 500 M€ : 250 M€ pour le transformation de l’A9 actuelle en boulevard urbain (montage à définir), 200 M€ pour la liaison A 750-A9 via le contournement ouest de Montpellier (montage à définir) et 50 M€ pour le bouclage de la déviation Est de Montpellier (conseil général de l’Hérault), rappelle Christian Dupraz, conseiller général du canton des Matelles. Cette facture revient aux collectivités locales. Où vont-elles prendre l’argent, dans un contexte de resserrement des budgets ? Au détriment de quels autres projets ? Les collectivités ont-elles fait les simulations d’augmentation des impôts locaux pour financer ces travaux ? »

« Reproduire l’erreur de la CFE serait diabolique »

« La transformation de l’autoroute A9 actuelle en boulevard urbain, vantée au travers de plaquettes et vidéos flatteuses, ne sera pas financée par Vinci, mais bien par les collectivités locales », a-t-il insisté, même si un flou règne actuellement sur ce point. Quant à l’exploitation de ce tronçon (environ 12 km, entre Vendargues et Saint-Jean-de-Védas), il coûterait « entre 15 et 20 M€ par an » aux contribuables locaux.
« Au moment où nos collectivités débattent de leur orientations budgétaires, les écologistes demandent que soient rendues publiques et mises en débat les évaluations exactes des conséquences du projet de doublement de l’A9 sur nos finances locales et sur la fiscalité locale, a martelé le député de l’Hérault EELV Jean-Louis Roumégas. Reproduire l’erreur de la CFE serait diabolique ! Les citoyens et contribuables ont le droit de savoir. » Pour lui, Montpellier Agglomération a fait preuve d’une « imprévision terrible » en taisant le vrai coût du doublement de l’A9 aux contribuables. « Le débat n’a jamais eu lieu, malgré la phase de concertation (juin-juillet 2011, NDLR). » Il plaidera au niveau national pour une annulation pure et simple du projet (ci-contre). « En local, ça sera plus compliqué, car Jean-Pierre Moure faisant de ce dossier un combat personnel », ironise-t-il.
En septembre 2011, Thierry Mariani, alors ministre des Transports, avait retenu le projet de déplacement long de l’autoroute A9, sur 25 km, entre Lunel-Viel et Fabrègues, se basant sur la déclaration d’utilité publique de 2007. Le conseil d’Etat avait validé cette DUP en décembre 2010.

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