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Agri - Agro
| 2/07/2013

Spanghero : un seul projet retenu, délibéré vendredi

Le tribunal de commerce de Carcassonne juge non recevable l'offre de reprise de la société Spanghero (Castelnaudary) par le groupe Delpeyrat, apprend-on auprès du délégué FO du comité d'entreprise, Jérôme Lagarde. Le tribunal se prononcera vendredi sur l'offre de Laurent Spanghero, qui prévoit de reprendre une centaine de salariés sur 224. Si elle n'est pas retenue, l'entreprise sera définitivement liquidée. Les deux candidats à la reprise de la société chaurienne, mise en liquidation, avec poursuite d'activité, après l'affaire de la viande de cheval, ont été entendus ce matin par le tribunal de commerce.

Le projet de reprise par Delpeyrat impliquait le groupe Deveille (abattage et transformation de la viande), qui a préféré en fin de semaine dernière « se mettre en retrait… sans quitter le projet », selon l’un des porteurs du projet des salariés. « La question des fonds apportés a certainement posé problème », précise le délégué syndical, dont le principal combat consiste à « trouver un repreneur à tout prix pour sauver l’entreprise et ses emplois. »

90 salariés repris

Cette problématique financière a été anticipée par le projet de Laurent Spanghero, qui s’appuie sur le promoteur immobilier de Narbonne, Jacques Blanc, et la société d’investissement Investeam. Son projet consisterait à créer un « produit à connotation régionale », avec pour garantie l’appui d’un chef étoilé. Ultérieurement, la société qu’il a fondé Nutrinat, spécialisée dans l’activité 100 % végétale, pourrait aussi se greffer au projet. Pour ce qui concerne le nombre d’emplois sauvés dans l’immédiat, « 90 salariés sont concernés et une quinzaine de salariés partirait en formation avant de pouvoir rejoindre l’entreprise. Mais avec si peu de clients, je ne sais pas comment ils seront occupés », s'interroge Jérôme Lagarde. Lur Berri, le propriétaire de Spanghero, s'est engagé de son côté à reclasser 105 personnes et à attribuer 2 000 € d’indemnités à chaque salarié. « Alors que nous réclamons 1 000 € par année d’ancienneté », s’insurge Jérôme Lagarde, qui réclame aussi le paiement de la totalité de la mutuelle, durant une année, et non la seule part patronale, comme le propose la direction.
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