Gard
Tourisme - Loisirs
Le Pont du Gard vise 1,3 millions de visiteurs en 2013
Le premier site touristique régional a attiré, cet été, 665 000 visiteurs de juin à août, soit une progression de 8 % par rapport à la même période en 2012, selon le dirigeant de l'établissemnt public gestionnaire du site, labellisé "Grand site" et inscrut au patrimoine mondial de l'Unesco. « Nous avons atteint pour la première fois le nombre de 1 024 000 visiteurs dès la fin du mois d’août », s’est réjoui Paolo Toeschi ce matin, lors d’une conférence de presse en présence de son président, William Dumas, du président du conseil général du Gard, Damien Alary, et de la conseillère régionale Corinne Giacometti, représentant les deux collectivités qui participent au financement du site, autofinancé à 80 %. Le directeur de l’EPCC dit viser une fréquentation de 1 300 000 visiteurs en 2013, soit plus qu’en 2012 (1,2 million de visiteurs), mais moins qu’en 2011 (1,4 millions de visiteurs). Selon Paolo Toeschi, l’EPCC a enregistré, ces dernières années, une hausse régulière de son chiffre d’affaires : + 19 % en 2011, + 14 % en 2012, et + 4 % pour les huit premiers mois de 2013, comparés à la même période. Des bons chiffres qui s’expliquent, en 2013, « pour partie par la qualité de la programmation culturelle », avec les spectacles pyrotechniques du Groupe F (36 000 spectateurs), et le festival de musique « Lives au Pont » (25 000 spectateurs). La diffusion, en mai, d’une émission de « Des Racines et des Ailes » consacrée au Pont a également profité au monument.
Des hôtels « dans trois ans »
Crise oblige, les touristes français ont été moins nombreux, cet été, a fréquenter le monument : leur proportion est passée de 60 à 55 %, selon Paolo Tosechi. Une baisse compensée par les touristes étrangers, venus majoritairement d’Europe (Allemagne, Belgique, Grande-Bretagne, Suisse, Italie, Pays-Bas), du Japon, des Etats-Unis, de Chine et du Canada. La fin de la gratuité de l’accès piéton au Pont, qui a provoqué une levée de boucliers d’un certain nombre d’élus et de riverains (non sans arrière-pensées politiques, selon Damien Alary), a été compensée par une convention avec le plupart des communes du Gard pour maintenir la gratuité en faveur des Gardois, et par des avantages offerts aux hébergeurs du Gard.
Reste, selon Damien Alary, un point noir : l’absence de structure hôtelière conséquente à proximité du monument. « Nous avons réuni il y a un an les maires concernés pour leur demander de mettre en œuvre une modification de leur PLU, afin de dégager le foncier nécessaire pour un complexe hôtelier. Il faudrait 150 à 200 chambres ». Le président du conseil général, qui indique avoir des « contacts » avec des investisseurs, souhaite un hébergement haut de gamme, et un autre « de milieu de gamme », « au minimum dans deux ans, au maximum dans trois ans », sur les communes de Vers-Pont-du-Gard ou Remoulins.










