Pyrénées-Orientales
Agri - Agro
Cémoi vise un chiffre d’affaires de 800 M€ en 2014
Le chiffre d’affaires du groupe familial Cémoi (Perpignan), 5e chocolatier industriel mondial, passera de 750 M€ en 2012, à 780 M€ en 2013 pour atteindre en 2014, 800 M€ sur un marché de l’industrie du chocolat qui pèse plus de 2,7 Md€ en France. Ces objectifs s’appuient sur « un premier semestre 2013 très favorable sur tous les marchés avec une croissance en volume de 5 %, tirée par le marché industriel », selon le groupe.
« Cette croissance est notamment due à la hausse du prix des matières premières, soit 170 % sur un an pour le beurre de cacao ou 20 % pour la fève depuis le début de l'année» précise Christine Eysseric-Rocca, responsable marketing marque et communication du groupe Cémoi, de retour du salon du Chocolat à Paris (du 30 octobre au 3 novembre), où le groupe a donné à sa marque « une dimension filière ».
Export et croissance externe
Autre source de croissance, l’internationalisation qui représente déjà 50 % de l’activité du groupe. « Nos relais de croissance sont les Etats-Unis et l’Asie. Mais le groupe entend aussi développer une gamme de produits finis dédiée au marché de Côte d’Ivoire. Il s’agit de faire profiter les Ivoiriens de produits issus de leur production, car 80 à 90 % de nos fèves proviennent de Côte d’Ivoire », précise Christine Eysseric-Rocca, annonçant la venue fin décembre à Perpignan d’une délégation ivoirienne, dont le ministre de l’agriculture, pour inaugurer le nouveau centre de R&D sur la fève du groupe. Cémoi propose sur le marché américain une version de l’ourson guimauve au beurre de cacahuète et prochainement un ourson taille XXL de plus de 20 grammes. « En France, on développe au contraire une gamme "baby" d’ourson guimauve de 5 grammes et 3,7 cm de hauteur », explique la responsable marketing. L’ourson original, qui a fêté ses 50 ans d’existence, mesure 6 cm et pèse 12 grammes.
Présent à l’occasion de ce salon professionnel, Patrick Poirrier, le PDG du groupe, n’a pas exclu une possible croissance externe, liée au phénomène de concentration qui sévit dans le secteur du chocolat. « Cela peut générer des opportunités intéressantes et ouvrir de nouveaux marchés » souligne la responsable marketing. Sur les dix dernières années, le groupe a investi près de 120 M€ visant à maintenir son expertise de chocolatier français face aux multinationales américaines et suisses, pérenniser son activité et ses emplois.
Valoriser la marque
Le salon du chocolat a aussi été l’occasion pour le groupe de présenter un nouveau concept à travers la gamme « Cheverny » où un assortiment de 7 à 8 chocolats est proposé dans un étui vendu à 2,99 € pièce. « L'enjeu, est de faire découvrir les produits en pré-campagne de Noël, une période de commercialisation qui s’étend sur 10 semaines. Les consommateurs ont besoin de goûter avant d’acheter des boîtes de 400 ou 500 gr », explique Christine Eysseric-Rocca. À cette période de Noël, le groupe occupe 8,7 % de part de marché (14,3 % à Pâques). Le groupe a aussi présenté une gamme de pâtes de fruits contenant 60 % de pulpe, qui est déclinée avec un enrobage chocolat.
*14 sites de production dont 10 en France employant 2 200 salariés et 4 à l’étranger, 260 000 tonnes de chocolat.
** Le jeudi 7 novembre, le site de l’usine Cémoi implantée, zone de Torremila à Perpignan, sera visité par le préfet de Région et celui des P.-O.










