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Transports - Logistique
| 20/12/2013

Transports à Montpellier : une étude de la CCI préconise un téléphérique urbain

Construire un téléphérique urbain entre la Gare Saint-Roch et la nouvelle gare TGV d’une part, et entre la nouvelle gare TGV et l’aéroport d’autre part. C'est la proposition la plus décoiffante d'une étude commandée par le président de la CCI de Montpellier, André Deljarry, au cabinet spécialisé TransMobilités, à laquelle La Lettre M a eu en partie accès. L'idée n'est pas totalement loufoque. De tels projets de téléphériques urbains sont en cours dans d'autres villes françaises, comme Brest (illustration ci-dessus), Toulouse ou Grenoble. L'avantage : un coût au kilomètre deux fois moins cher que celui d'un tramway. L'étude préconise également, entre autres, d'achever les infrastructures en cours, de faciliter le stationnement dans les parkings souterrains, ou encore d'harmoniser les périmètres de transport urbain avec le fonctionnement des pôles commerciaux.

Stationnement : une des villes les plus chères de France
Dans le domaine du stationnement, l’étude estime que l’offre en stationnement peut « répondre à la demande », mais est « répartie de façon inégale ». Côté prix, Montpellier est la ville la plus chère de France, juste après Bordeaux, pour le stationnement en centre-ville sur voirie (2 €/heure) tandis que le tarif en parking souterrain (1,8 à 2,2 € de l’heure) est le plus cher de France après Nantes. Ces parcs en sous-sol sont par ailleurs mal indiqués, et d’accès difficile, selon TransMobilités. Qui préconise d’harmoniser le tarif du stationnement en ouvrage à 1,8 € de l’heure, et de proposer un tarif spécial de 3 € maximum les mardis et jeudis entre 16 h et 22 h dans les parkings souterrains du centre-ville pour « développer la vie et l’activité en soirée en centre-ville de Montpellier ».
Parc relais trop chers
Concernant le tramway, TransMobilités estime que l’offre en parc-relais est « satisfaisante et de qualité pour desservir le tramway ». Mais constate que la fréquentation se stabilise depuis 2010 à 2 000 véhicules/jour et relève une « tarification très élevée, la plus élevée de France pour les usagers non munis d’une carte Agglo Pass ». Le cabinet d’études préconise donc la mise en place d’un forfait à 3 €/jour pour les populations touristiques et occasionnelles et un forfait soirée à 2 € pour « répondre à la population en termes de loisirs ».
Concernant les périmètres de transport urbain, l’étude estime qu’ils « ne sont pas cohérents avec le fonctionnement des pôles commerciaux » Trop de consommateurs n’ont pas d’autre alternative que la voiture pour faire leurs courses. Tout en souhaitant à l’horizon 2020 « une offre en transport collectif qui étale sa couverture géographique » et « doit permettre d’améliorer la desserte des pôles commerciaux et des zones d’activités », elle ajoute que « la mise en service de nouvelles lignes augmente la fréquentation du réseau mais crée de plus en plus de report de trafic d’une ligne à une autre ». TransMobilités propose donc de « faire correspondre fonctionnement commercial et desserte en transport en commun » en « redessinant, à terme, les PTU » pour offrir aux consommateurs des alternatives à la voiture. Autre proposition innovante : « compléter la desserte radiale par une desserte concentrique grâce à la création de lignes interurbaines contournant le centre-ville », à l’image de Bordeaux et Lille. Le cabinet suggère également la création d’un réseau de cinq stations de correspondance, au Nouveau Saint-Roch, à Saint-Denis, à Albert 1er, au Corum et à Rives du Lez, « offrant un transport collectif efficient pour un usager non-Montpelliérain traversant Montpellier » et « valorisant l’offre de stationnement existante par un jalonnement efficace ».

Réseau routier
Concernant les infrastructures routières, TransMobilités estime que les infrastructures routières en cours de réalisation, comme le doublement de l’A9, la ligne 5 du tramway, ou en projet, comme la Déviation Est de Montpellier et le Contournement Ouest de Montpellier, permettront de disposer en 2020 d’un « réseau routier complété et hiérarchisé permettant de satisfaire la demande de déplacements motorisés en fonction de la nature des déplacements ». À condition de « veiller à respecter le calendrier de réalisation » de ces infrastructures.
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