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Écoles des Mines : un collectif nîmois proteste contre le départ vers Alès

Alors que l’École des Mines a acté, en avril dernier, le départ des personnels et des enseignements de l’EMA de Nîmes vers Alès, un collectif des personnels du site adresse une lettre ouverte à de nombreuses personnalités pour protester contre cette délocalisation. Le collectif, qui dit parler au nom de 80 % des personnels du site (55 personnes) estime « peu convaincant » l’argument avancé par la direction de l’EMA pour justifier cette décision, qui doit prendre effet d’ici à 2017 : la baisse de la subvention de la CCI de Nîmes, qui s’élevait à 1,5 M€ par an. « Le pôle nîmois présente annuellement un coût de fonctionnement de l’ordre de 300 000 € », assurent les contestataires. Des « frais de dépenses compensés à eux seuls par les éctivités économiques intrinsèques du site situé au Parc Georges Besse à Nîmes ». Regrettant « l’absence totale de débats », ils rappellent le rôle de l’incubateur d’entreprises, qui a créé en vingt ans 255 entreprises « créant par la même occasion 102 M€ de CA cumulés ». Ils estiment que « penser que fermer le site de Nîmes et le déménager à Alès ne mettra pas un terme à tout le travail de création et de promotion d’entreprises engagé depuis 20 ans relève de l’ineptie ». « Ce que Nimes représente disparaîtra avec la fermeture du site », assurent-ils.
« Alchimie »
Mettant en avant « l’alchimie difficile entre recherche scientifique et promotion entrepreneuriale » qui s’est développée à Nîmes, ils affirment que « les liens étroits » noués entre les différents partenaires « ne pourront survivre à la fermeture du site ». Ils citent, à l’appui de leur démonstration, un rapport de l’Aeres, une autorité administrative indépendante, qui redoute un « risque d’isolement », de « repli sur soi » et de « fragilisation » pour le laboratoire de recherche du site, le LGI2P. Le courrier a été adressé, entre autres, au président de la République, au Premier ministre, et à diverses autorités, à quelques jours d’un conseil d’administration de l’EMA, le 27 octobre, où la fermeture du site de Nîmes est de nouveau à l’ordre du jour.










