Constellation satellitaire européenne Iris2 : Toulouse est en première ligne
Airbus Defence and Space (ADS) pour les plateformes et Thales Alenia Space (TAS) pour les charges utiles. Iris2, programme européen de constellation satellitaire de télécommunications porté par le consortium SpaceRISE, embarque les deux géants toulousains du spatial. Lors du Sommet international de l’espace organisé à Paris les 9 et 10 septembre, TAS, qui compte 2 700 salariés dans la Ville rose, signe un protocole d’accord avec l’opérateur Eutelsat portant sur la fourniture des charges utiles gouvernementales dédiées aux 330 satellites en orbite terrestre basse. Un contrat global pouvant atteindre 3 Md€. Quant à ADS, il signe pour fabriquer à Toulouse les plateformes des 66 premières unités dont il intégrera la charge utile.
La commande réalisée auprès de Thales Alenia Space représente une tranche d’environ 500 M€ sur un contrat global dont le montant pourrait « dépasser les 3 Md€ », précise le groupe de 8 000 salariés ayant enregistré 2,36 Md€ de chiffre d’affaires l’an dernier.
Près de 350 satellites
Au total, la constellation Iris2 (Infrastructure de résilience, d’interconnectivité et de sécurité par satellite) – qui se présente comme le nouveau porte-étendard des capacités indépendantes et souveraines de l’Europe dans l’espace – comprendra a minima 348 satellites : 330 en orbite basse (positionnés à 1 200 km d’altitude) et 18 en orbite moyenne (à 8 000 km). Le système promet d’offrir des services de communication sécurisée aux agences gouvernementales de protection civile, mais aussi des solutions de gestion des urgences, de défense et de sécurité ainsi que des services commerciaux B to B. Les premiers satellites doivent être placés en orbite en 2029.
Le consortium SpaceRISE réunit Eutelsat, SES et Hispasat. La Commission européenne assure la maîtrise d’ouvrage et la gestion du programme Iris2.










