L’activité économique régionale est restée bien orientée au mois d’août, selon la Banque de France
« Hors effet des fermetures estivales », l’activité économique maintient sa dynamique au mois d’août, notamment dans l’industrie et les services marchands, selon la dernière note mensuelle de conjoncture de la Banque de France. Seul bémol sectoriel dans le bâtiment avec des « évolutions contrastées » liée à la canicule ayant « soutenu l’activité du génie climatique, tandis qu’elle a pesé sur celle du gros œuvre, déjà confronté à un déficit de chantiers ». En termes d’emploi, si les effectifs sont restés globalement stables, « des ajustements à la baisse ont néanmoins été observés dans la restauration afin de contenir les charges, ainsi que dans le gros œuvre du bâtiment, en raison d’un manque de visibilité. »
Hausse des coûts dans l'industrie
Autre constat, les hausses persistantes des coûts des carburants et des matières premières ont été davantage répercutées dans les prix de vente des industriels et ont également contribué à l’augmentation des tarifs pratiqués par les transporteurs. Côté trésorerie, ces dernières restent globalement équilibrées dans l’industrie, « malgré des tensions chez les équipementiers », et sont jugées « fragiles » dans les autres secteurs étudiés, notamment dans l’hébergement-restauration et les activités informatiques. En septembre, l’activité régionale devrait poursuivre sa progression « à un rythme modéré ». Des recrutements sont ainsi attendus dans le second œuvre, les services informatiques et la fabrication de matériels de transport. Et de nouvelles augmentations tarifaires sont anticipées dans l’industrie en raison de hausses des prix des matières premières. Dans les services marchands, l’activité s’affiche globalement à la hausse, « principalement en raison des bonnes performances constatées dans l’ingénierie et la restauration ».
L'hôtellerie pénalisée par la canicule
À l’inverse, l’hôtellerie a été pénalisée par les épisodes de canicule. Les effectifs sont restés stables, les tarifs ont légèrement rebondi, en partie sous l’effet du niveau élevé des prix des carburants, souligne également la Banque de France, évoquant une réduction des capacités de marge pesant sur les trésoreries. Enfin, dans le bâtiment, le gros œuvre est resté pénalisé par une demande insuffisante entrainant des ajustements à la baisse des effectifs. « Les perspectives pour septembre apparaissent mieux orientées grâce à la reprise des chantiers », poursuit cette enquête, précisant que l’activité dans les travaux publics, restée stable au deuxième trimestre 2026, devrait fléchir le trimestre suivant, « par manque de projets publics ».











