Face à l’évolution du marché du vin, Vinovalie poursuit sa transformation
Malgré la crise viticole qui touche les vignobles français, le groupe coopératif Vinovalie, basé à Saint-Sulpice-la-Pointe, affiche un bilan positif. Avec 350 vignerons et 203 salariés, Vinovalie, qui regroupe les vignobles d’Olt (Cahors), de Fronton (Haute-Garonne) et de Gaillac (Tarn), a produit 16 millions de bouteilles et enregistré un chiffre d’affaires de 49,5 millions d’euros en 2025. Le groupe continue à développer son activité R&D et à se restructurer en interne. Pour Jean-Noël Barrau, le nouveau directeur général de Vinovalie qui a succédé cette année à Jacques Tranier, son fondateur, « Vinovalie doit s’adapter face aux difficultés de la filière ».
« Il faut s’adapter aux consommateurs »
« Vinovalie est engagé dans une transformation de fond ; notre stratégie est de continuer à nous réinventer et de créer davantage de valeur pour nos coopérateurs et nos clients tout en continuant à innover », précise Jean-Noël Barrau. Redynamiser les AOP, adapter l’offre aux différents marchés à l’export, devenir un acteur reconnu sur le marché des vins effervescents grâce au savoir-faire issu de la fusion avec la cave de Labastide de Lévis, avec qui Vinovalie a fusionné en 2025, demeurent les principaux axes de travail. Il y a quelques années, le Rosé Piscine ou le Tarani avaient amené un vent de fraîcheur dans la gamme de Vinovalie. « Il faut s’adapter aux consommateurs, faire preuve d’humilité et ne pas s’interdire d’autres façons de faire du vin », ajoute le directeur général de Vinovalie.
Stratégie export
Dans les mois à venir, le groupe coopératif voudra confirmer son positionnement dans la grande distribution (40 %) et le circuit traditionnel (20 %) et améliorer ses chiffres à l’export (19 %). Si le Brésil, les Pays-Bas, le Japon et le Royaume-Uni demeurent des marchés porteurs, « nos actions commerciales nous orientent vers d’autres zones comme l’Australie, la Nouvelle-Zélande, Hong Kong, Taïwan, le Mexique ou l’Inde ». Sans oublier des niches comme la vente à distance (7 %) ou la vente directe (3 %), qui constituent des leviers de croissance pour les années à venir.











