Jean-Luc Moudenc : « Au bruit et à la fureur, les Toulousains ont préféré le calme »
Le 27 mars, à l’occasion du conseil municipal d’installation, Jean-Luc Moudenc, maire sortant de la Ville rose réélu avec 53,87 % des voix, se réjouit d’une victoire remportée face au candidat LFI François Piquemal, allié au socialiste François Briançon. « La France entière nous a regardés, et le peuple toulousain a parlé, constate l’édile. Une fois encore, et c’est heureux, la démocratie toulousaine a triomphé, avec une participation record que nous n’avions pas vue depuis un quart de siècle. Une fois encore, le peuple toulousain a imposé sa liberté par rapport aux minables arrangements politiciens nocturnes dont le but était de piétiner les convictions pour ne faire que se répartir les sièges. »
« Nous l'avons échappé belle ! »
Pour le maire nouvellement réélu, « nous l’avons échappé belle, car le triste et inquiétant spectacle de l’arrivée de maires ou d’élus Insoumis aux commandes d’un certain nombre de communes de notre pays montre concrètement ce qui se serait passé à partir d’aujourd’hui et que nous avons empêché ». Selon lui, « lorsque les Insoumis prennent une ville, l’équipe sortante part sous les hués et les quolibets. En quelques jours à peine, les masques électoralistes tombent. Tout cela nous confirme bien que La France Insoumise, comme les Toulousains l’ont compris, n’est pas un parti comme les autres ; c’est un parti anti-républicain et anti-démocratique. » Ainsi, de son point de vue, « les Toulousains ont eu la lucidité de se protéger pour ne pas tomber dans un tel précipice anti-démocratique. Ils ont été conscients et lucides, citoyens éclairés des valeurs de la lumière depuis si longtemps. Je suis fier d’eux. Fier qu’aux promesses non financées, ils aient préféré les propositions réalisables. Fier qu’au bruit et à la fureur, ils aient préféré le calme. Qu’à l’arrogance, ils aient préféré l’humilité. »
Un projet basé sur « l'ordre et le progrès »
Jean-Luc Moudenc l’assure : « Il n’y a pas de démocratie sans opposition et sans débat. Et comme nous sommes à Toulouse où même les mémés aiment la castagne, il faut accepter – même si cela peut déranger – que les débats soient vifs. » Mais désormais, l’édile entend se tourner « vers l’avenir avec cette arme considérable qui nous a été donnée dimanche dernier : la confiance. Cela nous permettra de dérouler notre projet au cours des années à venir, basé sur l’ordre et dont la finalité est le progrès. Tout cela servi par le sérieux budgétaire, dont nous allons avoir besoin. Nous vivons dans des temps incertains. La situation financière de l’État est dramatique et ne va pas s’arranger en un, deux ou trois ans. L’État ira ponctionner - comme il le fait déjà - dans les finances de la collectivité. Comptez sur moi pour combattre cela sans regarder la couleur politique du gouvernement. »










