Urbaser Environnement mise sur une croissance de 15 % en 2026
Spécialisé dans la collecte et le traitement des déchets, le groupe montpelliérain Urbaser Environnement anticipe une croissance de l’ordre de 15 % de son chiffre d’affaires en 2026. « Cette progression est liée au gain de nouveaux marchés dont le montant est significatif », explique à La Lettre M son dirigeant, Claude Saint-Joly. En avril dernier, Urbaser Environnement a décroché l’exploitation de l’UVE (unité de valorisation énergétique) de Saint-Ouen-sur-Seine (93). « Le montant de ce contrat d’une durée de 12 ans qui débutera le 1er janvier 2026 s’élève à environ 700 M€, soit un chiffre d’affaires annuel supplémentaire de l’ordre de 50 M€ », souligne le dirigeant.
Appels d'offres
Un marché attribué par le Syndicat mixte central de traitement des ordures ménagères d'Île-de-France (Syctom), « le syndicat de traitement et de valorisation des déchets ménagers le plus important en Europe, avec 5,7 millions d’habitants desservis et 2,2 millions de tonnes de déchets ménagers traités annuellement », complète Claude-Saint-Joly, dont le groupe exploite déjà depuis fin 2019 l’une des deux autres UVE de l'opérateur, celle d’Isséane située à Issy-les-Moulineaux, d’une capacité de 536 000 tonnes par an. Plus récemment, la filiale française du groupe espagnol Urbaser a remporté en juillet dernier la délégation de service public (DSP) attribuée par Montpellier Méditerranée Métropole pour la gestion de l’unité de valorisation des déchets par méthanisation Amétyst. D’une durée de quinze ans, le contrat représente un chiffre d’affaires prévisionnel estimé à 567 M€ (HT). La DSP porte sur l’exploitation et la maintenance de l’installation et le financement des investissements liés notamment à la création d’une unité CSR (combustibles solides de récupération) en vue de la production de chaleur. « Le projet d’amélioration du site représente un investissement de 110 M€, précise Claude Saint-Joly. Cette transformation vise à maximiser la production d’énergie à partir des déchets organiques tout en réduisant significativement l’impact environnemental du site. Nous sommes par ailleurs positionnés sur plusieurs nouveaux appels d’offres, dont celui portant sur la construction de la future usine CSR de Béziers. » Toujours en Occitanie, l'entreprise a été retenue pour exploiter pendant cinq ans l'unité tarnaise de valorisation des déchets ménagers Trifyl inaugurée cet été à Labessière-Candeil. Urbaser Environnement est à la tête de 13 filiales employant près de 1 500 personnes répartis dans 11 sites pour un chiffre d’affaires consolidé de 320 M€ l’an dernier et un prévisionnel de 350 M€ en 2025. L’activité collecte des déchets représente 30 % de l’activité du groupe. « Face à la concurrence de grands groupes internationaux tels que Suez ou Veolia, notre principal atout réside dans notre forte technicité, souligne le dirigeant. Nous maitrisons l’ensemble des process en interne grâce à nos équipes d’ingénieurs et de techniciens spécialistes des procédés, du génie civil, de la mécanique ou des automatismes. Cela nous permet d’être plus réactifs dans un contexte où les filières de traitement et de valorisation des déchets ménagers sont en pleine évolution. »











