Tidav déménage et planche sur une levée de 2,5 M€
Le projet avait été évoqué dans nos colonnes dès mars 2024 : la start-up toulousaine Tidav, qui développe des services d’inspection d’infrastructures en milieu extrême basés sur son aéronef à décollage et atterrissage vertical, veut boucler une levée de 2,5 M€ « d’ici à la fin de l’année », confie à La Lettre M Cédric Lefort, président. « Nous ouvrons notre capital à hauteur de 1 M€ auprès de business angels et de fonds d’investissement et souhaitons par ailleurs rassembler 1,5 M€ en non dilutif, à la fois en prêts et en subventions », précise le dirigeant de la société de six salariés. Tidav, qui projette une série A de 7 M€ à horizon 2029, va déménager « dans les prochains mois » dans des locaux de 400 m2 à Toulouse Francazal.
La levée de fonds sur laquelle planche l’entreprise haut-garonnaise vise à accompagner le développement de PoC (preuves de concept) techniques et commerciales dans le champ de la collecte de données à destination des industriels, mais aussi à soutenir le déploiement de son activité d’inspection d’éoliennes offshore.
Un site d’assemblage et de test
En intégrant de nouveaux locaux plus spacieux dans l’enceinte de l’aéroport de Toulouse Francazal, la jeune pousse fondée en 2021 – qui a reçu le trophée « Coup de cœur du jury » lors du Prix Galaxie 2022 – entend accompagner le processus d’industrialisation de ses aéronefs. Des drones-avions de 25 kg conçus pour être employés dans des conditions météorologiques défavorables et offrant en particulier « une grande résistance au vent », précise le dirigeant. « Nous pourrons à la fois les assembler et les tester sur place, se réjouit l’ingénieur passé par Toulouse Tech Transfer et Airborne Concept. Dans un premier temps, les volumes seront réduits, puis nous visons une dizaine d’appareils par an à horizon 2028. Et davantage si nous nous développons sur le marché de la défense comme nous le prévoyons. » L’entreprise envisage de lever 7 M€ en série A en 2029, date à laquelle elle pourrait compter « entre 20 et 25 salariés », estime le dirigeant, qui prévoit ensuite de s’attaquer aux marchés internationaux.










