La centrale solaire de Roques-sur-Garonne a produit 5 GWh l'an dernier
Lancée fin 2022 et exploitée par TotalEnergies, la centrale solaire de Roques-sur-Garonne (31) a produit 5 GWh en 2024, l’équivalent de la consommation annuelle en électricité (hors chauffage) de 3 900 habitants. Elle est implantée sur une ancienne gravière – propriété de la SCI de Paule – et s’étend sur 6,2 hectares. Le terrain est loué pour quarante ans. « Nous avons signé un contrat d’achat garanti par l’État pour vingt ans, ce qui nous sécurise », précise Jean-François Yvelin, directeur d’agence Midi-Pyrénées. À terme, le contrat pourra être prolongé ou le site démantelé. Chiffrée à 5 M€, la centrale aurait déjà permis d’éviter le rejet de 1 678 tonnes de CO2 « grâce à l’injection de cette énergie décarbonée sur le réseau ».
« Nous aurions pu choisir de vendre l’électricité produite à des entreprises, mais les contrats sont plus courts que ceux avec l’État, indique à La Lettre M le directeur d’agence TotalEnergies Renouvelables France. Par ailleurs, lorsque nous avons démarré le projet en 2017, les corporate PPA (contrats d'achat d'électricité utilisés par les entreprises pour s'approvisionner en électricité verte, NDLR) n’étaient pas assez matures. Dans vingt ans, nous signerons peut-être un contrat avec un grand industriel. » Et de préciser : « Aujourd’hui, nous aimerions diversifier notre vente et atteindre 50 % de corporate PPA (pour l'ensemble des projets, NDLR) ». Les 9 000 panneaux photovoltaïques (fabriqués en Asie) du site de Roques-sur-Garonne sont garantis 25 ans. « Ils seront recyclés à 96 % », assure Jean-François Yvelin.
25 projets à horizon 2030
En ex-Midi-Pyrénées, 25 projets de centrales solaires sont en développement à horizon 2030, dont un parc en cours de construction à Saint-Girons (09) ainsi qu’une centrale flottante, d’une puissance estimée de 12,8 MWc, qui devrait bientôt être autorisée à Ondes (31). « Le flottant n’est pas notre cible car c’est assez compliqué à réaliser, reconnaît le responsable d’agence. En revanche, nous allons développer l’agrivoltaïsme, notamment dans le Lot, le Gers et l’Ariège, car les sites dégradés se font de plus en plus rares. »











