Édouard Forzy (La Mêlée) : « La typologie de nos adhérents évolue »
Alors que le festival la Mêlée numérique se tient du 23 au 30 septembre, à la fois à Toulouse et en ligne, Édouard Forzy, président de l’association qui rassemble environ 500 acteurs de la filière numérique régionale, répond en exclusivité aux questions de La Lettre M.
Comment se porte La Mêlée ?
Nous sommes en phase de consolidation. Après le Covid, nous avions enregistré une baisse du nombre de nos adhérents, portés à 400 ; désormais, nous avons à nouveau franchi le seuil des 500, dont environ 400 dans l’ouest de l’Occitanie et une centaine dans l’est. De même, notre budget annuel, qui était passé de 1,95 M€ en 2022 à 1,8 M€ en 2023, s’est rétabli à 2 M€ cette année. Parmi nos membres, il y a moins de turnover qu’auparavant et la typologie des acteurs évolue. Nous accueillons de plus en plus de PME et d’ETI. Mais aussi de grands groupes comme Airbus et les laboratoires Pierre Fabre, qui nous ont rejoints il y a quelques années. C’est très important, car nous avons la volonté d’impliquer ces acteurs forts de l’écosystème régional, afin de mettre en place un cercle vertueux.
Qu’en est-il de votre équipe ?
Elle compte désormais 32 personnes. Nous avons été jusqu’à 40, mais n’oublions pas qu’il y a cinq ans, nous étions seulement 15… Cela reste une très belle équipe !
Où en est votre projet de transformation en société coopérative d’intérêt collectif (Scic) ?
Nous l’avons un temps mis en pause, mais nous allons reprendre ce dossier dès la fin de cette année. Nous allons étudier ce qui sera le plus judicieux, mais il y a derrière cela une véritable volonté stratégique de nous renforcer. La structure associative n’est en effet plus adaptée ; nous devons changer la formule, tout en conservant notre ADN d’intérêt général. La piste de la Scic pourrait dans ce contexte être très intéressante.
Votre objectif est – aussi – d'être en mesure de lever des fonds…
En effet. En nous transformant en Scic, nous pourrions lever des fonds auprès de membres qui deviendraient sociétaires et impliquer par conséquent encore plus fortement nos différentes parties prenantes.
Quel regard portez-vous sur les difficultés de financement rencontrées aujourd’hui par les start-up ?
Je constate en effet ces difficultés. Il y a moins d’argent dans le robinet qu’il y a quelques années. Nous voyons ainsi des projets s’arrêter pour des raisons de financement, après une période un peu « artificielle » durant laquelle étaient soutenues des entreprises qui, parfois, fonctionnaient en réalité moyennement bien.











