À la Grande-Motte, la justice confirme l’interdiction de trois restaurants de plage
Après l’annulation en décembre dernier par le tribunal administratif de Montpellier des permis de construire précaires délivrés aux exploitants de trois restaurants de plage de La Grande-Motte, la cour administrative de Toulouse rejette le 11 avril la requête en sursis à exécution de ce jugement. La juridiction administrative de Toulouse avait été saisie par la commune et les propriétaires des paillottes L’Effet Mer, La Voile Bleue et la Paillotte Bambou implantées sur la plage du Grand Travers en vue d’obtenir l’autorisation d’ouverture pour la saison 2024.
Impact sur le milieu naturel
Dans son jugement rendu en décembre dernier après sa saisine par deux associations de défense de l’environnement, le tribunal administratif de Montpellier avait estimé que ces établissements impactaient « fortement le milieu naturel considéré Espace remarquable" au sens de la loi du littoral. Pour justifier sa décision, la juridiction administrative estime « que les moyens soulevés par la commune de La Grande Motte et les sociétés concernées, tenant notamment à la nécessité économique de permettre l’ouverture des restaurants de plage pour la saison 2024 et leur participation au service public des bains de mer dans cette partie du territoire communal, n’apparaissent pas, en l'état de l'instruction, de nature à infirmer le sens des jugements rendus par le tribunal administratif de Montpellier. » La cour administrative d’appel de Toulouse précise également que « la solution adoptée à ce stade ne permet pas aux sociétés de se prévaloir » des permis de construire annulés par le tribunal administratif, « mais ne préjuge pas de la réponse qui sera apportée sur chacun des appels formés contre les jugements en cause. »
« Écologie punitive » pour le maire de La Grande-Motte
Le maire de La Grande-Motte déplore cette décision en qualifiant les deux associations de « chantres de l’écologie punitive ». Selon l’élu héraultais, « la plage du Grand travers, qui accueillait depuis 25 ans ces concessions de plages dans le plus strict respect de leur environnement, ne pourra plus cette année faire profiter les locaux comme les touristes de leur activité. Alors que ces trois concessions de plage - qui offraient un service de restauration et un service public de bains de mer - représentaient 0,45 % de la superficie de la plage du Grand Travers, il va donc falloir regrouper toutes ces concessions à proximité immédiate des habitations et des autres restaurants de front de mer, dans une incohérence totale. »











