« Il y aura des mesures de restrictions d'eau cet été », prévient le préfet de région
Pour sa première visite - de deux jours - dans l'Hérault, le nouveau préfet de la région Occitanie, Pierre-André Durand évoque la problématique de l'eau le 10 mars. Passé un trait d’humour relevant que « l’Occitanie est moins arrosée que la Normandie », le préfet de région, précédemment préfet de Seine-Maritime dans cette dernière région, semble s’être saisi du dossier. « Après le temps des recommandations auprès des concitoyens pour être plus économes en eau, comme ils ont su le faire avec l’électricité cet hiver, il y aura des mesures de restrictions. Nous avons l’expérience de l’été passé : ce qui nous a déconcerté l’année dernière va être très différent en 2023 au vu de la sécheresse hors norme qui s’annonce ».
L'Hérault épargné
Pour le moment, l’Hérault n'est pas le département le plus impacté par la sécheresse. « Nous ne sommes pas en état de vigilance », confirme Hugues Moutouh, préfet du département, contrairement aux Pyrénées-Orientales. À l'inverse, concernant le bassin Adour-Garonne, « certaines réserves d’eau qui étaient remplies à 70 % à la même période l’année dernière ne le sont qu’à 20 % cette année », alerte celui qui est aussi préfet de Haute-Garonne et préfet coordonnateur de ce bassin hydrographique.
Dossiers locaux
Le préfet a enchaîné les rendez-vous lors de ces deux jours : le maire-président de Montpellier, les présidents des chambres consulaires, les parlementaires, le président de l’Université de Montpellier... Parmi les dossiers portés à sa connaissance : la question des déplacements sur l’aire métropolitaine, le projet MedVallée, la candidature de Montpellier-Sète pour devenir capitale européenne de la culture. « C’est sur le terrain que l’on mesure les enjeux », lance-t-il à la presse départementale qu’il rencontrait aussi pour la première fois.
Com et Zan
Évoquant certains dossiers héraultais, le préfet de région assure « qu'une solution de financement va pouvoir être trouvée » pour le contournement ouest de Montpellier (Com) et dont le précédent montage financier a été retoqué par le Conseil d'État. Quant à l'obligation de Zan qui pourrait compliquer certains projets locaux, comme celui de la LGV ou de l'usine Genvia à Béziers, le préfet indique que « des précisions textuelles doivent intervenir au printemps » pour connaître le périmètre des infrastructures d’intérêt national qui ne serait pas concernées. Au demeurant, Pierre-André Durand insiste pour rappeler que « la première source d'artificialisation, c'est l'habitat ! Les lotissements à la sortie des villages, très consommateurs d'espace, ne sont plus un modèle pertinent aujourd'hui ».
Le représentant de l’État confie plus largement par ailleurs avoir été « frappé par la dimension démographique de la région et ses 43 000 nouveaux habitants par an. C’est tout à fait singulier et atypique. Je mesure les défis que cela représente pour les élus locaux et les représentants de l’État. »











