Les procédures collectives en hausse dans le Gard
Le tribunal de commerce de Nîmes constate une hausse du nombre de procédures collectives sur le département par rapport à l’année 2021, indique le 3 octobre à La Lettre M son président Jean-Marie Albouy. « Elles sont au nombre de 260 au 31 août, contre 162 à la même période en 2021, soit une augmentation de 60 %. Ce nombre reste pour l’heure inférieur à l’année 2019, où en dénombrait 361. » D’après le magistrat, le nombre de procédures est supérieur en 2019 « dans la mesure où les courants d’affaires étaient bien plus importants ». Sur les huit premiers mois de l’année, le tribunal référence 200 liquidations judiciaires et 54 redressements, pour un total de 356 salariés concernés dans le département du Gard.
Les TPE plus impactées
Les TPE gardoises constituent la catégorie la plus en proie à des difficultés économiques.« Elles sont impliquées dans 85 % des redressements et dans 96 % des liquidations judiciaires. » Les déclarations de cessation de paiement, au nombre de 190, se trouvent aussi à la hausse depuis le début de l’année. « On constate une augmentation de 66 % par rapport à l’année 2021. 90 % d’entre elles sont des liquidations judiciaires, mais il commence à y avoir une augmentation de déclarations volontaires du dirigeant », indique Fabien Dorocq, juge au tribunal de commerce de Nîmes et président de la chambre des procédures collectives. Ce nombre reste toutefois en baisse de 50 % en comparaison de 2019. « L’Urssaf n’assigne plus depuis trois ans. Ce taux va logiquement remonter lors de la reprise des assignations. »
Jean-Marie Albouy craint pour sa part que la crise énergétique et la hausse du coût des matières premières soient plus préjudiciables que la crise sanitaire. « Cela risque bien d'être mortifère. Beaucoup de dirigeants m’indiquent préférer déposer le bilan plutôt qu’honorer des marchés à perte. » Cette inquiétude est aussi tangible au niveau des trésoreries. Le président du tribunal de commerce observe un nombre croissant d'« entreprises qui commencent à ne pas pouvoir honorer le remboursement de leur PGE ».










