Rakuten DX abandonne l’activité historique d’Aquafadas et devient un hub technologique
L’éditeur Rakuten DX (70 salariés dont 50 à Montpellier) prend un nouveau cap. La filiale du géant japonais des services en ligne Rakuten (11,4 Md€, 10 000 employés) stoppe la publication numérique, activité historique de l’entreprise montpelliéraine Aquafadas, rachetée en 2011, comme l’explique à La Lettre M, Hubert Grégoire, CTO de l’entité depuis septembre : « Nous sommes sur le point de clôturer nos derniers gros clients comme la Caisse d’Épargne ou encore Walmart, qui utilisaient toujours la suite Aquafadas. Il s’agit là d’un vrai virage. » Le site de Montpellier se transforme en hub d’expertise technologique pour le groupe sur le développement d’infrastructures cloud et mobiles pour l’internet à haut débit. Les effectifs de l’antenne pourraient être portés à une centaine de salariés à horizon 2023.
Centre névralgique
La filiale héraultaise devient le pôle R&D du projet Symphony, annoncé en août 2021 par le groupe japonais. 3 000 collaborateurs sont déjà mobilisés dans le monde. L'innovation développée équipe déjà la filiale de sa maison mère Rakuten Mobile (cinq millions d'utilisateurs au Japon) et l'opérateur allemand 1&1 Telecommunications. Concrètement, Rakuten DX élabore pour un public non-développeur un outil permettant de générer par eux-mêmes leur propre application dans un contexte de déploiement de réseaux haut débit, poursuit Hubert Grégoire : « Nous ne sommes désormais plus identifiés comme un centre de profits. Nous n’avons plus vocation à gagner de l’argent. Le groupe nous en donne pour nous développer. » Ce dernier avance un budget annuel de 6,5 M€ sur l’année 2021. La plateforme déployée sera commercialisée à un nombre croissant d'opérateurs au niveau mondial. Après le monde des télécommunications, l’entreprise nippone envisage par la suite de proposer cette offre de services à d’autres secteurs comme celui de la banque.










