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| 23/08/2021

La Ville de Montpellier va investir 39,2 M€ dans la future cité de l’alimentation

Réunis en conseil municipal le 26 juillet, les élus de la ville de Montpellier valident la création d’une cité de l’alimentation - comme annoncé par La Lettre M, le 20 juillet dernier (lire ici). En vue d’optimiser la restauration scolaire, la municipalité a lancé une étude collaborative (novembre 2020 à juillet 2021) qui a abouti à « la réalisation d’une cité de l’alimentation adossée au Min (marché d’intérêt national) », annonce Marie Massart, adjointe au maire déléguée aux politiques alimentaires et agriculture urbaine par ailleurs présidente du Min. Ce projet, estimé à 39,2 M€ inscrits dans le plan pluri-annuel d’investissement, va s’articuler dès 2025 autour de tiers-lieux qui aborderont les questions de la cuisine et de l’alimentation (épicerie solidaire, espace pédagogique) ainsi que d'un bus pédagogique itinérant qui évoquera aussi l'agroécologie.

Une unité de production de 16 000 repas dès 2026
À partir de 2026, il est prévu la création d’une unité de production alimentaire de 16 000 repas, une base logistique de transformation primaire pour Montpellier et sa métropole (stockage, atelier de transformation de fruits et légumes, atelier de pâtisserie, une mûrisserie et une conserverie) ainsi qu’un jardin pédagogique et des halles alimentaires au cœur du quartier Restanque, situé à proximité du Min. « Le projet comprend également une unité de production pouvant atteindre jusqu’à 8 000 repas dont la mise en service est envisagée vers 2028 au nord de la ville (terrain à définir, NDLR). Cette unité pourrait être mutualisée avec les autres communes de la métropole. Elle portera la capacité à 25 000 repas pour les écoles, crèches, Ehpad..., annonce aussi Marie Massart. La transformation des restaurants scolaires en selfs, un plan de formation pour les agents, le développement de potagers pédagogiques, l’expérimentation d’une cuisine satellite dans une école, des fermes ressources… figurent aussi parmi les actions qui vont être engagées sur le mandat.» Michaël Delafosse, maire et président de la métropole de Montpellier a rappelé à cette occasion que « 3,4 M€ ont été engagés dans l'actuelle cuisine centrale en faveur de la sécurité des agents, le temps que la cité de l'alimentation se mette en place » et que « la commission des appels d'offre mettra en place, à partir du 2e semestre 2022, des clauses en faveur de la transition écologique (matériaux biosourcés, gestion des approvisionnements en circuits courts..., NDLR) et d'insertion. »

Une étude et des options
« 
Cette future cité de l’alimentation répond à des objectifs politiques à la fois qualitatifs, éducatifs, environnementaux, économiques et sociaux. L'approche de la cité porte sur le fait-maison, la production de repas à base de produits bruts, la formation des professionnels de production et de distribution de repas… », a aussi expliqué Marie Massart. S’ajoutent aussi à ces enjeux, les notions d’approvisionnement en circuits courts en lien notamment avec le Min et la filière de production de proximité. L’étude a mobilisé « différents acteurs et partenaires, ainsi que quatorze directions de la collectivité. Tous ont contribué à faire évoluer ce projet », précise l’élue rappelant au passage que « différentes options ont été posées comme le rapprochement de l’unité de production des différentes écoles mais le coût d’investissement et de fonctionnement ne créait pas de plus-value. Des sites ont notamment été recherchés au nord de la ville. »

Véronique Coll / coll@lalettrem.net
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