Airbus : de « bons résultats » mais un contexte encore « incertain »
C'est le genre de signaux que l'écosystème aéronautique régional scrute avec la plus grande attention. Le groupe toulousain Airbus, touché de plein fouet par les effets de la crise sanitaire, publie le 29 avril ses résultats consolidés pour le premier trimestre, clos le 31 mars dernier. Avec un chiffre d'affaires stable à 10,5 Md€, un Ebit ajusté en augmentation - porté à près de 700 M€ -, un bénéfice net de 362 M€ (contre – 481 M€ au premier trimestre 2020) et une position de trésorerie nette elle aussi en hausse, à 5,6 Md€, l'optimisme est au rendez-vous. « Les bons résultats du trimestre reflètent principalement nos livraisons d’avions commerciaux, la réduction des coûts et les mesures de sauvegarde de la trésorerie, l’avancement du plan de restructuration et les contributions positives de nos activités hélicoptères, défense et spatial », estime Guillaume Faury, président exécutif.
Une crise qui se poursuit
Néanmoins, si le capitaine d'industrie assure investir « dans l’innovation et la transformation de notre entreprise afin de concrétiser nos ambitions de long terme », il note qu'en ce début d'année, « notre secteur n’a pas encore surmonté la crise » et que « le contexte de marché demeure incertain ». Preuve en est, le nombre de commandes brutes d'avions enregistré au cours des trois premiers mois de l'année : seulement 38, à comparer aux 356 du premier trimestre 2020. Plus encore, après prise en compte des annulations, le nombre de commandes nettes d'avions commerciaux s'est établi à – 61, contre 290 au premier trimestre 2020. Les marchés des hélicoptères, du spatial et de la Défense se positionnent en revanche de façon plus favorable. Par ailleurs, les livraisons d'avions commerciaux, elles, suivent un rythme soutenu (125, contre 122 l'an dernier). Pour cet exercice 2021, Airbus s'est fixé plusieurs objectifs : livrer au moins le même nombre d'avions que l'année dernière, équilibrer son flux de trésorerie disponible et placer son Ebit ajusté à 2 Md€.










