Les cosmétiques tarnais Oppidum s'exportent jusqu'en Asie
Le producteur de savons et cosmétiques bio Oppidum, né en 2017 à Puycelsi dans le Tarn, développe son activité en France et à l’étranger, où 60 % de ses ventes sont réalisées. « Nous sommes distribués dans une quinzaine de pays », indique à La Lettre M Jean-Christophe Gaven, cofondateur, avec Christophe Fargier, de l’entreprise et la marque éponyme. « Nos produits sont disponibles en Europe, aux États-Unis, au Canada, mais aussi en Asie, avec la Corée du Sud, où nous rencontrons un joli succès », précise le chef d’entreprise.
Oppidum, qui se place sur un segment haut de gamme, propose des savons et autres soins cosmétiques certifiés biologiques, formulés, conditionnés et distribués depuis ses locaux tarnais. « Nous utilisons des huiles précieuses, dont certaines ne sont pas disponibles en France. Cet été par exemple, nous sommes allés nous sourcer nous-mêmes en Amazonie péruvienne », explique Jean-Christophe Gaven qui précise que lorsque les fournisseurs sont lointains, Oppidum privilégie les circuits courts. « Soit nous allons directement chez le fournisseur, soit nous nous appuyons sur un seul intermédiaire et nous nous assurons du respect de chartes de commerce équitable ». Mais dès qu’elle le peut, l’entreprise fait fonctionner l’économie locale. Certaines huiles essentielles sont par exemple produites dans le Tarn. Les fournisseurs de papiers, cartons et bois utilisés pour le packaging sont également basés en Occitanie. « Seul le verre provient d’Italie », indique le cofondateur.
Objectif : accéder à de nouveaux marchés et doubler le chiffre d'affaires
La crise sanitaire a ralenti le développement de la notoriété de la marque. « Nous comptions beaucoup sur des salons internationaux pour faire découvrir Oppidum, mais beaucoup ont été annulés. La rencontre physique est importante pour présenter des produits dont l’aspect sensoriel est primordial », note Jean-Christophe Gaven qui dit être prêt à s’adapter. L’entreprise garde ainsi son cap. « Nous visons de nouveaux marchés en Asie du sud-est et en Inde, et nous souhaitons asseoir notre présence en Amérique du nord » indique le chef d’entreprise. La France aussi est un marché à développer. Car si les distributeurs se sont montrés frileux au départ, le succès à l’étranger ouvre de nouvelles portes au niveau national. « En début d’année 2020, nous avons été contactés pour être distribués dans de nouveaux concept stores et magasins bio haut de gamme à Marseille, Montpellier, Toulouse ou encore Paris ».
Pour répondre à la demande grandissante – notamment liée à un important contrat de distribution en Asie -, les cofondateurs envisagent d’agrandir leurs locaux pour élargir la surface de stockage. « Nous avons gelé ce projet pour l’instant, afin de laisser la crise sanitaire passer, mais nous comptons bien le remettre ensuite sur la table », précise Jean-Christophe Gaven. Deux nouvelles recrues viennent par ailleurs de rejoindre les cofondateurs, dont une en alternance. Objectif des deux entrepreneurs : « Nous souhaitons produire 60 à 70 000 unités de savons par an à partir de 2022 et 50 000 unités par an de produits cosmétiques. » Oppidum vise à court terme le doublement de son chiffre d’affaires (que l'entreprise souhaite garder confidentiel) chaque année.










