Captels mise sur la R&D pour rebondir
Déterminer le centre de gravité d’un Airbus, verbaliser des conducteurs de camions surchargés… Le matériel sur-mesure de la PME héraultaise Captels (30 salariés, siège : Saint-Mathieu-de-Tréviers) est capable de peser des véhicules à l'arrêt ou roulant à moins de 10 km/h. « Dans l’automobile, les projets sont reportés à 2021. Dans l’aéronautique, ils sont annulés. S’ils sont remis sur la table, ce sera à partir de 2023. L'aéronautique représente 20 % de notre activité, cela nous ouvre des droits. Nous allons déposer, d'ici quinze jours, un dossier pour entrer dans le plan de relance de ce secteur », explique à La Lettre M Étienne Léa, le président.
Sous-régime
Peu endettée avant la crise, l'entreprise a placé des salariés au chômage partiel jusqu'en mai et n'a pas encore touché à son PGE. Elle s'attend cette année à une baisse de 30 % de son CA (3 M€ en 2019). « Nous sommes toujours en sous-régime depuis le déconfinement. Le redémarrage de l’industrie dépend des investissements des grands groupes. Il faut avoir foi en l’avenir », insiste Étienne Léa, qui a certes gelé les investissements industriels mais pas ceux fléchés R&D, qu'il compte au moins doubler d'ici fin 2020.










