Hérault Tourisme place le vélo et l'itinérance au cœur de sa stratégie
Un tourisme itinérant* et non motorisé, tel est désormais le credo d’Hérault Tourisme, bras armé du conseil départemental pour la mise en oeuvre de sa politique touristique. « En un an, le label Accueil Vélo a bondi de 50 % avec plus de 100 lieux référencés, se réjouit Isabelle Dhombres, directrice du développement d’Hérault Tourisme. Nous sentons qu’il y a désormais une convergence entre les attentes de la clientèle, l’offre des professionnels et les moyens déployés par les collectivités. » Parmi les annonces faites lors des Assises départementales du tourisme du 3 février à Montpellier : le lancement de la requalification en voie verte des 50 km de la V80 le long du canal du Midi, situés entre Carcassonne et Béziers, qui ne disposaient pas encore de piste cyclable. « Nous attendons le démarrage des études de faisabilité, indique Pascal Schmid, directeur d’Hérault Tourisme. Les premiers aménagements devraient avoir lieu en 2022. La route de la Méditerranée, de Cadix à Athènes à vélo, va enfin devenir une réalité ! Nous allons pouvoir sérieusement concurrencé d’autres parcours français comme celui de la Loire à vélo. » Concernant la partie héraultaise du canal, cette mise en voie cyclable exige un investissement de 7 M€ du Conseil départemental.
Du qualitatif plus que du quantitatif
Si les chiffres consolidés du tourisme en 2019 devraient, avec près de 38 millions de nuitées, pourraient faire passer le département de l’Hérault devant celui des Bouches-du-Rhône en termes de fréquentation, « l’objectif n’est pourtant plus de raisonner en nombre de touristes accueillis », insiste Claude Barral, président d’Hérault Tourisme. Plus que leur nombre, c’est l’argent que ces touristes envisagent de dépenser qui importe. « Le panier moyen d’un touriste dans notre département est de 45 € par jour tandis qu’il est de 60 à 70 € dans le Var, l'objectif est de faire progresser notre panier moyen », résume Pascal Schmid. La crainte de tomber dans le surtourisme est réelle, à Sète notamment, où « le nombre de passagers amenés par les bateaux de croisière est passé de 10 000 il y a quelques années à 120 000 aujourd’hui, rapporte Claude Barral. Si les commerçants de Sète sont ravis, certains Sétois non commerçants commencent à rouméguer (ronchonner en occitan, NDLR)…» Au total, le tourisme génère dans le département de l'Hérault un chiffre d'affaires de 1,7 Md€ et 42 000 emplois dont 27 000 directs. Premier département touristique de la région Occitanie, il représente 37 % de l'activité économique touristique régionale.
*minimum deux nuits dans des hébergements distincts










