Solarzac : Arkolia Energies va lancer une 2e phase d’études
L’opérateur multi-énergies Arkolia Energies (siège à Mudaison) rend compte le 23 octobre des résultats de la concertation publique lancée pour Solarzac, le projet de co-activité agricole et énergétique (photovoltaïque, centrale de méthanisation) sur le domaine de Calmels (1 000 ha) à Le Cros dont il est maître d'ouvrage. « Le rapport du garant de la commission nationale du débat public montre que le projet apparaît comme possible. Parmi les attentes exprimées, la reprise de ce foncier privé par les collectivités serait faisable avec l’aide de la Caisse des dépôts », assure Laurent Bonhomme, président du groupe. La réduction de la taille de la centrale, le renforcement de l’agri-activité, la protection du paysage et de la biodiversité, la consommation d'eau et les retombées locales (emploi, fiscalité) figurent parmi les attentes. « Même à 50 ha, la centrale serait rentable », indique le dirigeant.
Affiner les analyses
Le groupe va s’appuyer sur le géographe spécialiste de l’aménagement, Jean-Paul Volle, qui va présider un comité de suivi et de pilotage pluridisciplinaire. « Il va constituer une équipe d’experts et diligenter de nouvelles études que nous financerons. Il s’agit d’affiner nos analyses pour arriver à concilier toutes les attentes. Cela peut prendre un an minimum pour établir un nouveau scénario. Les trois scenarii que nous avions imaginé n’existent plus », explique Laurent Bonhomme qui assure ne pas être pressé par le temps. Ce projet dépend encore de la validation du PLUi (plan local d’urbanisme intercommunal) et des démarches administratives habituelles. « Ce projet ne pénalise pas l’activité d’Arkolia et n’a pas besoin de subventions. Si nous avons besoin d’un appui, c’est celui des politiques ! », conclut le dirigeant qui appelle a plus de pédagogie dans le domaine de la transition énergétique. Arkolia affiche un portefeuille de 450 MW dont 250 MW qui sont en phase de réalisation. Le groupe emploie 80 salariés et recrute 20 à 30 personnes (ingénieurs et techniciens) par an.
Les résultats de la concertation qui a couvert trois départements (Aveyron, Gard, Hérault) et 32 communes (2 mai au 23 juillet) montrent que un tiers des participants et contributeurs sont favorables. 55,9 % des avis exprimés (327 au total) ont porté sur les technologies développées par ce projet qui prévoit sur 400 ha la production énergétique verte en y associant de l’agropastoralisme, 40,13 % ont porté sur l’environnement et la biodiversité et 32,24 % sur le classement et le label du territoire.










