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Hérault / Région Occitanie
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Biotechs - Santé
| 18/01/2019

Immobilier, parcours-patient et recherche : les projets phares du CHU de Montpellier en 2019

« Le résultat financier 2018 devrait être à l’équilibre ». À l’occasion des vœux 2019, le 17 janvier, Thomas Le Ludec, directeur général du CHU de Montpellier (11 000 salariés, budget annuel d’exploitation : 900 M€), fait le point sur la situation, notamment financière, du CHU et les projets structurants pour 2019, en particulier sur le plan immobilier.
Évoqué dans le rapport du 15 janvier de la Chambre régionale des comptes Occitanie, qui pointe sa vétusté (lalettrem.fr), le patrimoine immobilier du CHU de Montpellier va faire l’objet de nombreux investissements en 2019. Sera notamment concrétisée la création d’un site unique de biologie, « un projet qui a pris un peu de retard ». Une unité de surveillance continue mutualisée à l’hôpital Lapeyronie (l’un des sites du CHU) sera créée, ainsi qu’un Service mobile d'urgence et de réanimation (Smur) pédiatrique. Un second Smur sera créé « dans le cœur d’Hérault en relais de l’unité mobile d’urgence et de permanence des soins (Umups) (…). » Le bloc opératoire de gynécologie et l’unité de chirurgie pédiatrique de l’hôpital Lapeyronie seront rénovés. Le bâtiment dédié aux maladies infectieuses et tropicales sera inauguré au 2e trimestre. Les activités de soins de longue durée seront regroupées sur le site de Bellevue et celles des soins de suite et de réadaptation sur le site de Balmès.

Une 3e salle de neuroradiologie interventionnelle devrait ouvrir à l’hôpital Gui de Chauliac. Autant de projets qui visent à améliorer le parcours du patient. Les sites Gui de Chauliac et Saint-Eloi (établissement du CHU de Montpellier) ont d'ailleurs déposé en décembre auprès de l’ARS Occitanie des demandes afin d’être dotés d’IRM supplémentaires.
La recherche sera toujours un axe de développement fort pour le CHU en 2019 qui souhaite « être l’un des tous premiers en France à proposer, en dehors d’un protocole de recherche clinique, les Car-T-Cells, un traitement basé sur la reprogrammation de cellules aidant à combattre les cancers hématologiques»
La coopération avec les autres hôpitaux membres du même groupement hospitalier de territoire (GHT) va être renforcée. Un pôle digestif inter-GHT va être crée afin d’organiser « la prise en charge graduée des patients, en fonction du niveau de gravité de leurs pathologies, sur un grand territoire incluant l’Hérault, le sud de l’Aveyron et la Lozère»

​En recherche, le CHU s’est vu attribuer, en 2018, 6,4 M€ grâce à des appels à projets pour des programmes hospitaliers de recherche clinique régionaux et nationaux. Le CHU a créé un “extracteur d’innovations’’ visant à accompagner les professionnels « de la détection des projets à fort potentiel jusqu’à la valorisation des innovations. » Au travers de sa coopération avec Montpellier Méditerranée Métropole (3 M), l’établissement hospitalier a inauguré son projet Cyborg, qui correspond à l’extension des locaux de l’Institut de médecine régénérative et biothérapies (IRMB) en vue d’incuber huit biotechs.  
En 2018, le CHU s’est également concentré sur l’amélioration des conditions d’accueil des patients et les coopérations territoriales avec d’autres hôpitaux à l’instar de ceux du Bassin de Thau avec lesquels un partenariat dans l’imagerie médicale a été mis en place. Une démarche qui permet aux patients de ce territoire de voir leurs examens interprétés en temps réel par les radiologues du CHU de Montpellier.
 

À lire également : La CRC Occitanie pointe la vétusté du patrimoine immobilier du CHU de Montpellier ; IRMB : la nouvelle extension abrite huit start-up des biotechnologies

Stéphanie Roy / roy@lalettrem.net
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