Le rapport d'orientation budgétaire 2019 de Nîmes Métropole au coeur des débats
« Adopté à la quasi-unanimité », déclare Yvan Lachaud, président de Nîmes Métropole (Les Centristes), le 12 novembre en conseil communautaire, au sujet du rapport d’orientation budgétaire (ROB) 2019. Ce ROB a pourtant recueilli 41 votes contre, deux absentions et 60 votes en sa faveur. S'il est, en effet, adopté, il a donc suscité quelques critiques. Parmi les sujets qui divisent, l’augmentation des recettes fiscales. « Avec 34 M€, la ponction sur les ménages représente 45 % des recettes fiscales, soit trois plus que par exemple dans la communauté urbaine de Dunkerque ! », souligne Catherine Bernié-Boissard, élue de l’opposition (À Gauche 2020). La part prélevée sur les entreprises serait de 55 %, soit 42 M€. Un montant « relativement faible (…) en raison de la faiblesse de notre tissu productif et du manque d’emplois ». Au total, les recettes fiscales pour le budget primitif 2019 sont estimées à 79,85 M€, contre 78,39 M€ pour 2018.
La dette, estimée à 76,648 M€ à fin 2018 pour le budget principal (selon le ROB 2019), a, elle aussi, fait l'objet de remarques. « Sur le budget principal la dette par habitant est de 295 €, c’est moins que la moyenne des agglo de taille similaire, mais si on additionne les dettes des budgets annexes (transports, ordures ménagères, eau…, NDLR), on obtient 965 € / habitant, c’est trois fois plus que la moyenne des agglo de même taille », souligne Catherine Bernié-Boissard.
Le montant alloué pour 2019 à la poursuite du projet de la future zone d'aménagement concerté (Zac) Magna Porta, qui devait mobiliser 10 M€, a également fait débat. Il « cannibalise ainsi l’essentiel des dépenses », estime élue de l’opposition qui compare ce montant aux 2,9 M€ inscrits au ROB 2019 pour l’habitat et la politique de la ville.
Le vote du budget aura lieu lors du prochain conseil communautaire, le 3 décembre.










