La recette de Maison Antolin pour vendre ses glaces
« Bienvenue au paradis glacé », telle pourrait être la devise inscrite au fronton de l’entreprise biterroise Maison Antolin. Créé en 1916, le fabricant de glace, labellisé entreprise du patrimoine vivant, propose un siècle plus tard plus de 100 parfums de crèmes glacées et sorbets. Depuis avril 2017, Maison Antolin est installée à Boujan-sur-Libron, dans la périphérie de Béziers. Au moyen d’un investissement de plusieurs millions d’euros, un nouveau site a été construit sur 1 500 m2 et doté de machines sur mesure. Aujourd’hui, Maison Antolin fabrique 1,4 M de litres de glace par an et réalise 4 M€ de CA. Elle emploie une vingtaine de salariés. « 100 % du process a été revu. Nous avons la capacité de monter la production à 2,5 millions de litres. En 2018, le volume a progressé de 12 % », indique Claude Larrigole, DG. Maison Antolin distribue ses glaces exclusivement dans le réseau CHR (café-hôtel-restaurant), sur toute la France. Une réflexion est en cours pour aller sur l’export. Un espace de vente directe est aménagé au sein de l’usine

Montée en gamme
Maison Antolin a été rachetée en 2008 par Avidoc, entreprise biterroise de distribution auprès des professionnels de la restauration. Les 12 salariés dédiés à la fabrication de Maison Antolin produisaient alors près de 700 000 litres de glaces par an pour un chiffre d’affaires de 1,8 M€. « Nous nous sommes reconcentrés sur la production, raconte Claude Larrigole, arrivé lui aussi en 2008, Avidoc récupérant la distribution sur la zone Languedoc et Roussillon. » Le parti pris a été de monter en gamme en utilisant des produits aux origines spécifiques, du type : caramel au sel de Guérande, vanille de Madagascar mais aussi des matières premières d’origine régionale comme le lait des Pyrénées, l’abricot du Roussillon, le miel de Pézenas… « Nous avons aussi décidé de monter en gamme au niveau gustatif en passant par exemple pour les sorbets de 25 à 45 % de fruits », ajoute le DG. Aujourd’hui un quatrième axe est en train d’être mis en place avec l’entrée de plus en plus de naturel. « Cela signifie supprimer dès que possible les arômes, les colorants… comme pour notre sorbet Pêche de vigne par exemple. Nous sommes peu nombreux à pouvoir fournir en quantité et garantir en régularité gustative le secteur CHR. »











