Conchyliculture : vers une gestion de la fermeture du bassin de Thau
Le comité régional de la conchyliculture de la Méditerranée (CRCM), présidée par l’Héraultais Patrice Lafont, planche sur un projet collectif de mise à l’abri d’un stock de coquillages en cas d’interdiction prolongée de leur commercialisation quand une contamination bactérienne du bassin de Thau est détectée. Un terrain de plus de trois ha a été identifié sur le port conchylicole de Frontignan. Cet espace de stockage devrait pouvoir accueillir de 1 000 à 1 500 tonnes de coquillages pour des durées supérieures à six semaines. Le CRCM rédige actuellement le cahier des charges en vue de lancer un appel d’offres pour l'étude de faisabilité. « Les 450 établissements du bassin de Thau sont équipés de bassins de stockage mais ils ne peuvent stocker au delà d’un mois, explique Patrice Lafont, en marge des Assises de la pêche, le 14 juin à Sète. Passé ce délai, les coquillages sont perdus faute de pouvoir les nourrir. »
Le président du CRCM indique également être dans l’attente des résultats de l’étude menée par l’Ifremer - à la demande de la direction générale de l’alimentation – en vue d’envisager une sectorisation du bassin de Thau. Cette sectorisation permettrait de fermer uniquement les zones concernées par une contamination bactérienne, contrairement à ce qui se fait aujourd’hui où une contamination détectée entraîne une interdiction de commercialiser sur tout le bassin de Thau.










