Adonis investit 2 M€ à Montpellier
Adonis, groupe d’établissements d’enseignement supérieur privés, implanté avenue du Muret à Toulouse*, investit 2 M€ dans l’acquisition des anciens locaux du déménageur Arnal Bazille (1.000 m2), rue Frédéric Peysson à Montpellier. Cet établissement d’Adonis (locaux actuels : rue Joffre, sur 450 m2) doublera donc de surface. Prochaine étape dans la capitale languedocienne : l’acquisition d’appartements (entre 30 et 40 studios), via la branche foncière du groupe. « Les parents souhaitent de plus en plus que l’on s’occupe de leurs enfants de A à Z : formation, nourriture, logement… », explique Samuel Cette, cofondateur avec son épouse de la structure.
* 2.000 m2 de locaux et une trentaine de studios. Adonis est spécialisé dans les formations dans la santé, le paramédical, l’esthétique/cosmétique, les analyses de laboratoire (le groupe dispose de ses propres laboratoires). 300 salariés, dont environ 7 % d’indépendants. 8.000 élèves, la moitié étant formé à distance. CA : 9,5 M€.
Adonis teste depuis un an des prestations périscolaires, comme la gym ou la course à pied. Autre projet immobilier : la construction de 450 m2 de salles de pratique, à Toulouse, pour l’esthétique et la cosmétique (épilation, manucure, spa). Investissement : environ 900 k€.
Adonis, comme d’autres établissements privés, répond à une demande forte : « Il y a un million d’apprenants en plus par rapport à il y a 20 ans. Or, les infrastructures d’enseignement supérieur public sont quasiment les mêmes. Tout n’est pas de la faute du logiciel APB (qui a défrayé la chronique cet été, du fait de bacheliers ne trouvant pas de places en université, NDLR). » Adonis s’appuie sur « une sélection impitoyable » et une « pédagogie innovante (nombre réduit d’élèves par classe : entre 15 et 25) ». La structure, qui cible la certification Iso 9001, projette la mise en place de pédagogies différenciées, « en récupérant les données ouvertes de l’Éducation nationale, nous permettant d’analyser les probabilités de réussite d’un profil sur tel ou tel examen ». L’un des fondamentaux est un lien accru avec les attentes du secteur professionnel : « Il ne suffit pas de passer un diplôme, rappelle Samuel Cette. Les métiers mutent. » Celui d’Adonis aussi, avec l’avènement de l’enseignement à distance : « Nous n’en sommes qu’au début. Le potentiel est énorme, surtout avec les logiciels de webconférence, permettant des rendez-vous à 10 ou 15. » Les Mooc suscitent par contre du scepticisme chez le dirigeant : « Les Mooc ne marcheront pas pour le tout venant, mais pour les ultra spécialisés. On est dans les grands mythes français. Les Mooc n’ont pas de modèle économique, et les gens veulent de l’encadrement. 5 % des gens qui suivent un Mooc vont au bout. Un cours, ce n’est pas quelqu’un qui sait, face à des gens qui ne savent pas ! »










