Projet urbain du Grau du Roi : 500 nouveaux logements dans l’éco-quartier
La Ville du Grau-du-Roi (maître d’ouvrage) lance un ambitieux projet urbain (périmètre : 40 ha) qui s’étalera sur les 20 prochaines années. Il allie la création d’un éco-quartier d’environ 500 logements, la valorisation du centre ancien et une réflexion sur les mobilités afin de tendre vers une ville durable et attractive pour les jeunes populations. Les grandes lignes de ce projet sont présentées le 30/8 aux élus et divers partenaires* par Vincent Delorme de la Segard (AMO) et Joan Busquets, l’architecte-urbaniste catalan à la tête de l’agence Bau-B (Barcelone). Bau-B a remporté le concours de maîtrise d'oeuvre (accord-cadre, 8 ans) lancé par la ville (30 candidatures). Intervient aussi le bureau d’études Arcadis (Lyon). « La création de l’éco-quartier méditerranéen pour lequel nous visons une charte se fera sur l’unique foncier non bâti disponible », explique Robert Crauste, le maire DVG qui a déjà prévu des travaux d’aménagement structurant pour donner le tempo (front de mer, boulevard Maréchal Juin, quai rive droite…). La Ville s’est appuyée sur l’EPF Occitanie (maître d’ouvrage) pour l’acquisition de 5 des 6,5 ha de foncier (ex camping Les Pins). L’éco-quartier devrait selon les premières études comprendre 11 petits ilôts. Le projet urbain global appelle à revoir les mobilités au sein de la ville. Il s’agit de créer des espaces de respirations sur la rive gauche et la rive droite, de favoriser la réhabilitation de l’ancien, de juguler les effets saisonniers en matière de circulation et de stationnement... Ainsi, sont envisagés : un parking silo et l’externalisation des stationnements, des voies vertes pour les piétons et les vélos, un rond-point ovoïde pour réduire la congestion en entrée de ville,…
*DDTM, DREAL, Scot, CC Terre de Camargue, Syndicat Camargue Gardoise, Département,…
La convention avec l’EPF prévoit 25% de logements sociaux, aussi l’opération sera mixte : collectifs en R + 3 ou 4, maisons individuelles, logements sociaux et sera agrémentée de places arborées et d’espaces de rencontres. « Les rez-de-chaussée ne seront pas habités en raison des risques inondations. La gestion de l’eau et de l’ensoleillement sont un enjeu fort sur ce site. Les modes de déplacements doux seront développés ainsi que des liaisons avec le quartier Port Royal, le canal, l’étang », souligne Joan Busquets qui envisage aussi d’utiliser un espace ferroviaire non utilisé pour dégager l’avenue de la Rotonde. « Aujourd’hui, nous travaillons sur le contenu des 40 opérations identifiées. D’ici la fin de l’année des arbitrages seront faits sur les opérations et la budgétisation face aux capacités de la commune », précise Vincent Delorme.










