IAS : le plein de commandes
L’Institut aéronautique et spatial (IAS), créé en 1980 par le Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales (Gifas), a une quinzaine d’actions de formations prévues jusqu’au premier trimestre 2017. L’IAS forme chaque année près d’une centaine de professionnels étrangers. Aujourd’hui, plus de 3 500 personnes issues de 102 pays sont passées par cette agence de formation continue. Ses plus gros clients internationaux : « la compagnie aérienne Saudia et l’industriel indien Hindustan Aeronautics Limited (HAL) », répond Pierre Valenti, directeur général de l’IAS. « Ils représentent cette année à eux seuls entre 30 et 40 % de notre activité de formation. » Ainsi, 500 personnes de la compagnie saoudienne ont déjà été formées par l’IAS et 200 pour le HAL. La promotion 2015-2016 compte des participants venus entre autres du Brésil, de Corée du Sud ou encore du Mexique.
L’IAS travaille avec 130 experts internationaux et compte 14 salariés.
Pays primo-accédants
Autre tendance : « Nous avons des pays primo-accédants comme le Pérou qui sont demandeurs de formations, confie Pierre Valenti. Conida qui est l’agence spatiale péruvienne, a acheté en 2014 son premier satellite à Airbus Defence and Space et on sait qu’il va y avoir d’autres achats après cela. » L’IAS qui a réalisé en 2014 un CA de 2,3 M€, dont un tiers de subventions et cotisations, propose aujourd’hui deux programmes : un master et une formation sur mesure. Cette dernière qui a débuté en 2005 est très prisée par ses clients qui souhaitent de plus en plus être formés directement sur leur site ou à proximité. Pour IAS, trois enjeux à venir en 2016 : tout d’abord, « le développement commercial qui devra continuer à s’inscrire dans la dynamique d’une étroite et permanent relation opérationnelle avec les industriels français, notamment afin d’accompagner au mieux leurs besoins, si possible dès les phases amonts », explique Pierre Valenti. Ensuite l’offre de services (innovations et évolutions) et les partenariats. « Notre vivier de partenaires n’est pas figé, insiste le directeur général, nous voulons l’optimiser et l’affiner. »










