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| | 2/04/2008

Grand Toulouse, PDU, Tisséo…

Après l’effort… l’effort ! Pour les élus, la douce atmosphère euphorisante de la victoire est, souvent, très courte.
Le changement de majorité municipale à Toulouse ne devrait se traduire, du moins dans l’immédiat, ni par des banquiers inquiets, des épargnants paniqués, des porteurs de valises débordés, ni par l’abolition de la propriété privée du sol, ni par l’instauration des soviets au Capitole. La rupture totale de la politique municipale poursuivie jusqu’à présent est hautement improbable, même si, des inflexions politiques devraient se faire jour ici ou là, en particulier, pour la culture et les “quartiers”.
Le changement à attendre viendra dans les domaines de compétence du Grand Toulouse, notamment, l’élaboration (et surtout) le financement du prochain Plan de Déplacements Urbains (PDU) et conséquemment celui de Tisséo, ainsi que l’endettement du Grand Toulouse.
Pour le dire crûment, ces problèmes sont, pour l’essentiel, liés à l’argent. Les emprunts souscrits par le Grand Toulouse et Tisséo sont importants, jeunes et sur une longue durée. Par ailleurs, le coût du nouveau PDU sera “salé”.
Aussitôt les élections passées, les nouveaux élus du Grand Toulouse vont devoir s’attaquer aux “plats de résistance”.
Rappelons tout d’abord une évidence : un budget doit se construire à partir des recettes et non pas par des dépenses. Certes, des financements supplémentaires pourront être trouvés. La région et le département devraient apporter leur contribution à la mise en place du “nouveau” Tisséo. Le changement de communauté d’agglomération en communauté urbaine du Grand Toulouse apportera des recettes supplémentaires (voir aussi en page 4) mais, comme disaient jadis les représentants des masses laborieuses “le compte n’y est pas”.
Le Grand Toulouse et Tisséo, très endettés, vivent de l’emprunt et tout le monde n’a pas les moyens de vivre toujours à crédit.
Comme l’augmentation des impôts devient délicate à gérer, on n’est pas loin de la quadrature du cercle. Il faudra faire preuve de beaucoup de créativité financière pour trouver des compromis acceptables et surtout efficaces.
Devant ces problèmes dus au “mur de l’argent”, les élus ne devraient plus continuer à botter en touche sous prétexte que l’on est dans un pays de rugby.

J. Subirats
jsubirats@depechemag.com

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