Région > Les acteurs de la volaille déplorent la “médiatisation excessive” de la crise de la grippe aviaire
Le retour de la grippe aviaire sur le devant de l’actualité (une suspicion de cas humain, finalement négatif, a même inquiété, ce week-end, à Montpellier) fait replonger les ventes. Pour Judith Carmona, présidente du syndicat des éleveurs de volailles des P-O, où le confinement a débuté il y a une semaine seulement, « la médiatisation excessive autour d’une possible épizootie de grippe aviaire est préjudiciable aux éleveurs. La recherche permanente du scoop ou d’un éventuel os à ronger est dangereuse ! Aujourd’hui ça suffit ! » Le syndicat des P-O regroupe une vingtaine d’éleveurs, « gros et moins gros ».Yves Stunic, directeur du marketing du volailler Duc, qui emploie 200 personnes dans son usine gardoise de Saint-Bauzély, soupire : « Nos ventes restent indexées sur ces phénomènes de médiatisation. Même si nous avons dû baisser nos prix, les fêtes de fin d’année se sont bien passées. Les deux premières semaines de janvier ont été bonnes. Mais les ventes ont baissé de 20 à 25 % depuis une semaine et la forte médiatisation des cas de transmission à l’homme en Turquie ». Yves Stunic se déclare inquiet pour la filière : « Je vois mal comment le premier semestre 2006 serait exempt de problèmes de grippe aviaire, quelque part dans le monde. Il y aura probablement de la casse dans la filière. Plusieurs entreprises sont au bord du dépôt de bilan ».










