Région/Ferroviaire – Georges Frêche et la LGV : « Les gares, on verra plus tard »
Lors d’une conférence de presse à l’Agglo de Montpellier, son président, Georges Frêche, s’est prononcé en faveur du 3e scénario proposé pour la ligne à grande vitesse Montpellier-Perpignan. « Nous sommes favorables à la mixité, à une ligne de voyageurs et de fret. C’est le scénario le plus cher, mais c’est celui qui durera le plus longtemps. » Georges Frêche a qualifié le débat sur les gares de « secondaire ». « Je crois qu’il faut absolument enlever les gares de la concertation. D’abord faire la ligne, les gares on verra après. Nous, nous sommes plutôt favorables à une gare sur le site de la Mogère, mais s’il fallait accepter une autre solution, on le ferait. Je ne suis pas de ces esprits tordus qui vont mettre en cause la ligne pour un problème d’emplacement de gare. Vous savez que j’aurai ce débat avec M. Fournier, le maire de Nîmes, qui conditionne à l’emplacement d’une gare sa participation au financement de la ligne. Ce genre de chantage n’est pas acceptable. Fournier est un homme sage. Je le verrai. J’espère que j’arriverai à solutionner ça. J’ai vu M. Liebermann [responsable du financement du contournement Nîmes-Montpellier, ndlr] hier à la Région, ça s’est très bien passé. Il va essayer de résoudre avec moi le problème de Nîmes. »Béziers ou Narbonne : « on verra le moment venu »Le président de la région a ensuite évoqué le débat sur l’emplacement d’une gare entre Narbonne et Béziers. « Sur Béziers, n’en parlons pas. Gayssot défend la gare à Béziers, le conseil général de l’Aude défend une gare au sud de Narbonne, le maire de Narbonne veut une gare à Narbonne, et le maire de Béziers défend une gare près d’Agde. On ne va pas encore choisir. On verra le moment venu. En plus, il y a encore un autre emplacement que j’avais proposé en son temps, mais je ne me ferai pas tuer pour le défendre. J’ai demandé à M. Liebermann si on pouvait imaginer deux gares, l’une à Béziers, l’autre à Narbonne. Il m’a dit que c’était totalement exclu. Il m’a dit qu’il y vait une chance sur cinq qu’il n’y ait aucune gare, ni à Béziers, ni à Narbonne et quatre chances sur cinq qu’il y en ait une. Ça prendra peut-être sept ou huit ans -mais restons calmes !-, il apparaîtra que faire une gare entre Béziers et Narbonne c’est la solution la plus intelligente. Mais ça mettra un certain temps à s’imposer. Laissons faire le temps, la patience est son roi, selon la formule. »H.F.










