Une nouvelle compagnie aérienne bientôt sur le tarmac de Fréjorgues
Jean-Pierre Fabre, président de la CCI de Montpellier, a annoncé mardi lors d’une conférence de presse à l’aéroport Montpellier Méditerranée un projet de compagnie aérienne basée à Montpellier, qui pourrait en 2010 ou 2011 générer « 500 000 passagers supplémentaires » - le trafic passagers s’élève en 2008 à 1 254 000 passagers.
« Cette compagnie s’implanterait sur l’aéroport avec deux ou trois avions de 120 sièges. Entre 10 et 15 nouvelles destinations devraient être générées vers des villes situées à plus de 4h de TGV, et sur des tarifs aller/retour allant de 200 à 250 euros. Nous ciblons un trafic interrégional, mixant des flux affaires et touristiques. Ce développement génèrera de la maintenance aéronautique pour Latécoère Aéroservices, récemment implanté. » Deux autres objectifs pour 2010 : « le renforcement des lows cost à travers les hubs et les capitales régionales économiques, et l’aménagement d’une plateforme, indique Eric Demon, président de la commission aéronautique à la CCI de Montpellier. L’appel à aménageur sera lancé le 15 avril. Cette zone, qui va de la station Total jusqu’au Triangle d’Or, sera dédié aux commerces, bureaux et services. » Le trafic de l’aéroport au 1er trimestre 2009 est stable : + 0,54 %. Si Paris Orly continue de baisser (-10,35 %, soit 15 000 passagers de perdus), la stratégie de diversification vers des low costs entamés en 2008* porte ses fruits. « Nous avons doublé notre potentiel à l’international », souligne Eric Demon. 2009 devrait être en croissance de 1% par rapport à 2008.
La société aéroportuaire sur les rails ?
Concernant la constitution de la société aéroportuaire, Jean-Pierre Fabre se dit confiant malgré les frictions entre collectivités invitées à entrer au capital (Ville de Mauguio, conseil général de l’Hérault, Région et Montpellier Agglomération) : « La société aéroportuaire sera bien opérationnelle au 1er juillet. La Sasu se transformera alors en SA. Lyon, Toulouse, Bordeaux et Nice l’ont déjà fait. La clé de répartition est connue et partout la même : 60% Etat, 25% CCI, 15% collectivités territoriales (5% pour la Région, 5% conseil général, 5% entre l’Agglo et/ou la commune). L’Etat ouvrira progressivement son capital et de façon concertée pour ceux qui veulent. On ne peut pas faire mieux ! L’aéroport ne peut fonctionner qu’avec les collectivités. On n’est pas opposés à ce que les collectivités aient une part plus importante à l’avenir. Ne perdons pas de vue l’objectif majeur de l’aéroport : développer le tourisme. Ici, on n’a que du soleil à vendre. »
* Madrid avec Iberia, Amsterdam avec Transavia, Londres Gatwick avec easyJet, Bruxelles Sud Charleroi avec Ryanair. « On ne veut pas passer du monopole d’Air France au monopole d’une ou deux compagnies low cost », souligne Eric Demon.










