Montpellier - L’Office de tourisme lance sa centrale de réservation
« Nous avons mis en ligne le site www.resamontpellier.fr mardi soir à 22 h 30 et nous avons déjà plusieurs clients, lance ce mercredi 1er juillet Françoise Binder, la directrice de l’office de tourisme de Montpellier. Le premier est un Allemand, et nous l’avons remercié par un cadeau... »
Actuellement, 21 prestataires d’hébergement, essentiellement des hôtels (dont ceux du groupe Accor), représentant 2 100 chambres, sont présents sur le moteur de vente en ligne de l’office de tourisme. « Internet est une obligation, pour Fanny Dombre-Coste, sa présidente. Pour le centenaire de l’office, nous opérons une révolution. Nous nous positionnons comme un acteur du flux économique et plus seulement comme un informateur. » Un plan media est d’ailleurs mis en place pour le lancement : clips radio sur RFM et Virgin à Lille, Lyon et Marseille, des cartes postales publicitaires à Paris, des annonces dans la presse « tourisme ». « Cela devrait aussi drainer la clientèle étrangère, qui représente 18 % des visiteurs du site actuel », juge Françoise Binder.
Une commission de 10 %?Concrètement, l’Office de tourisme de Montpellier prend une commission de 10 % sur chaque vente, un pourcentage équivalent à ceux pratiqués par les autres institutions ayant adopté la vente en ligne. Selon les hôteliers présents au lancement, les opérateurs privés pratiquent des niveaux de commission de 15 % à 30 % (25 % pour le plus gros opérateur, Expedia). Le coût de la solution technique est de 20 000 euros pour l’OT, qui dédie en outre un poste et demi au fonctionnement de la centrale de réservation. Les conseillers du comptoir de la place de la Comédie vendront aussi les séjours via la centrale...
Début 2010, la vente en ligne s’élargira à d’autres thèmes que l’hébergement et l’office va solliciter l’ensemble de ses 650 adhérents. Parallèlement, il annonce la refonte de son site Internet (753 000 visiteurs uniques annuels) pour décembre 2009.-Le prestataire Internet choisi par Montpellier pour la « e-commercialisation », Visit Technology France, est une filiale du suédois Visit Technology Group et travaille déjà avec une dizaine d’OT en France, dont ceux des villes de Nantes (dès 2005), Marseille et Lyon. Selon Françoise Binder, un projet de portail commun au sein du « Club tourisme en ville » d’Atout France (ex-Maison de la France) est d’ailleurs en discussion. Ce club regroupe une vingtaine de grandes villes françaises, dont Montpellier, et plusieurs sont équipées du système Citybreak. Le patron de Visit Technology France dit aussi être en discussion depuis trois ans avec la ville de Nîmes...










