Perpignan - Les urgences du Centre hospitalier vont doubler
« Après six ans de travaux, un nouveau bâtiment de 50 000 m2 ouvrira en octobre prochain, avec un niveau d’équipement et de prise en charge des patients optimal », se réjouit Vincent Rouvet, nouveau directeur du centre hospitalier de Perpignan, qui a investi 160 M€ dans l’opération (cf. La Lettre M n°1111). Selon le docteur Claude Payrot, vice-président de l’hôpital, « les urgences vont passer de 900 m2 à 2 200 m2, nous permettant de mieux accueillir les 45 000 patients qui passent par ce service chaque année. Cet espace marquera la fin des attentes des patients dans les couloirs, car nous disposerons de box en nombre ». « 50 000 m2, cela représente six fois la surface d’Auchan », calcule Jean-Paul Alduy, sénateur-maire et président de l’hôpital. « Avec ce bâtiment, nous assistons à une vraie rupture au niveau du confort, avec 80 % de chambres individuelles, mais aussi sur les questions de sécurité sanitaire ».
Selon son vice-président, Claude Payrot, l’hôpital dispose « de plateaux techniques dernière génération avec 15 M€ investis ces trois dernières années, d’équipements supplémentaires Irm et Scanner, et d’une nouvelle organisation du personnel soignant qui sera augmenté de 80 personnes ». Selon le directeur, « les recrutements sont déjà lancés en prévision de l’ouverture du nouveau bâtiment, eu égard aux difficultés de recrutement de personnels soignants, à l’exception de ceux qui sont spécialisés ». Les travaux de modernisation de l’hôpital ne sont pas pour autant terminés : Une deuxième phase démarrera en janvier 2010 (un bâtiment de 14 000 m2 et une extension de 3 000 m2 ) pour une livraison en 2011.
Le 3e hôpital régional
Selon Jean-Paul Alduy,« l’hôpital de Perpignan est le 3e hôpital de la région. Il a atteint le même niveau d’activité que le CHU de Nîmes ». Interrogé sur la problématique de l’hébergement des familles, il répond que, « côté pédiatrie, il y a un embryon d’action au sein de l’hôpital. Sur cette zone, une hôtellerie proche de l’hôpital constitue un vrai projet urbain, mais il est soumis à des contraintes juridiques. Le projet hôtelier développé sur la zone dédiée à la santé à Torremila va apporter une réponse ».
Vincent Rouvet a tenu à préciser que la modernisation de l’hôpital ne s’arrête pas à l’immobilier et l’équipement : « Nous travaillons à la recherche de complémentarités avec les autres établissements de santé, qu’ils soient publics ou privés. Nous développons déjà des coopérations et nous travaillons sur des complémentarités avec la clinique mutualiste, les cliniques du groupe Médipôle, mais aussi les médecins libéraux sans oublier le transfrontalier avec l’hôpital de Puigcerdà ».









