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Pyrénées-Orientales
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Education - Formation
| 11/09/2009

Georges Frêche veut construire un lycée à Argelès, « avec ou sans l’État »

« Je vais construire ce lycée, avec ou sans l’État ». C’est ce qu’a affirmé Georges Frêche, hier, lors de son passage à Argelès-sur-Mer. « Tout est en place pour accueillir ce nouveau lycée pour nos jeunes ». Le président de la Région participait à un rassemblement de 300 personnes, sur le site envisagé pour le futur lycée. « Le collectif de parents d’élèves nous soutient dans cette démarche », a affirmé le maire d’Argelès, Pierre Aylagas. « On ne peut pas continuer comme cela » lance Georges Frêche, « même si je suis assez patient, ce projet est en attente depuis cinq ans. L’argent on l’a. Le terrain on l’a. Il ne reste plus que les profs. Le précédant recteur n’était pas d’accord. Le nouveau recteur semble jouer l’ouverture. Mais, je vous l’annonce, je vais construire ce lycée même à vide, on verra alors ce que fera l’État ». Max Lévita, vice-président de la Région en charge de l’Enseignement secondaire, a déclaré à la Lettre M que, « même si nous avons bon espoir, il ne faut pas oublier que nous sommes en campagne électorale. Je crains que l’Etat, ne nous fasse pas ce cadeau. Nous allons continuer à plaider pour ce projet, il en va de l’aménagement du territoire. Mais, si nous obtenons un accord, le lycée Emile Combes d’Argelès pourrait être opérationnel pour la rentrée 2013. Il faut quatre ans pour construire un lycée ».

1 200 élèves

La commune a mis à disposition un terrain de 7 ha pour ériger cet établissement qui accueillerait 1 200 jeunes en provenance d’Argelès, mais aussi de Cerbère, de Saint-André et Banyuls-sur-Mer. « Certains de ces jeunes débutent leur journée à 6 h pour la terminer à 19 h, c’est inacceptable. Or, l’Etat bloque et en même temps supprime des postes d’enseignants » s’insurge le maire d’Argelès. « Certains jeunes renoncent à poursuivre leurs études et à aller au lycée ». L’élu rappelle que « toutes les communes du territoire, de Cerbère à Saint-André, en passant par Banyuls ont délibéré en faveur de la construction d’un lycée à Argelès ». Pour Christian Bourquin, président du conseil général des P.-O. et vice-président de la Région en charge des finances, « on s’affronte à un différentiel politique énorme. Nous militons pour l’éducation des jeunes, car c’est une richesse. Il faut dé-densifier les lycées des P.-O. pour que tous les jeunes, mêmes ceux qui arrivent sur le département, aient la même chance et bénéficient d’une éducation de qualité ».

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