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Pyrénées-Orientales
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Institutions
| 10/05/2010

L’Agglo de Perpignan veut limiter les délais de paiement des entreprises du bâtiment

L’Agglomération de Perpignan, présidée par Jean-Paul Alduy, signe un contrat pour un emprunt de 3 M€, à taux bonifié de 3,42 % (15 ans) avec la banque Dexia et la Fédération française du bâtiment. Celles-ci ont abondé un fonds de 2,3 milliards d’euros dans le cadre du plan de relance. « Comme annoncé lors du vote du budget, l’Agglomération force les feux en terme d’investissements, avec 100 M€ en 2010, s'est félicité son président, Jean-Paul Alduy, lors de la signature du contrat, le 7 mai. Nous faisons appel au marché bancaire à des conditions de taux intéressants afin de financer des équipements qui serviront plusieurs générations ». L’Agglo projette de lancer un emprunt de 35 M€ pour financer les investissements. « L’emprunt Dexia-FFB permettra notamment d’accélérer les délais de paiement des entreprises en deçà des 35 jours requis, souligne le Jean-Paul Alduy. Pour le chantier de l’hôtel d’agglomération, les délais de paiement sont de 14 jours.»

Capacité d'autofinancement en baisse

« La dette est utilisée par les collectivités comme un outil d’optimisation de la gestion financière publique, indique Jean-Jacques Saint-Lézin, directeur des relations institutionnelles de Dexia. Cela représente une protection pour l’avenir, car on prévoit une hausse des taux en 2011. Ce contrat est réalisable dans un contexte où les ratios de PMCA sont très acceptables et sa gestion saine.» Co-signataire du contrat, Jean-Jacques Planes, président de la FFB 66 et vice-président de la caisse des congés payés du bâtiment en L.-R., a rappelé que « le fonds, abondé par la Fédération du bâtiment, à travers sa caisse de congés payés, (avait) été critiqué. Preuve en est aujourd’hui, eu égard à la crise que connaît le bâtiment, même si l’activité reprend, que ces réserves ont été bien utiles.»

Selon Jean-Paul Alduy, « la situation actuelle nous oblige à aller chercher le soutien des banques. En effet, les contributions financières de l’Etat seront limitées tant pour la DGF que pour le FCTVA.Notre capacité d’autofinancement suivra une courbe moins forte à la hausse que ces dernières années. Cela risque de porter atteinte à nos investissements ». Actuellement, le taux de financement de la dette de l’agglomération se situe autour de 2,80 %, « dont 90 % sont à taux fixes ».

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