Hérault
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A9 : le projet de déplacement menacé par le remaniement, selon Cyril Meunier
Cyril Meunier, conseiller général et maire de Lattes (SE) a déclaré lundi 15 novembre chez nos confrères de France Bleu Hérault que la nomination de Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM) comme ministre de l’Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, à la place de Jean-Louis Borloo, pourrait condamner le projet de déplacement de l’autoroute A9 au sud de Montpellier.
En juin dernier, Jean-Louis Borloo avait botté en touche, en ordonnant le lancement d’une nouvelle enquête publique - autrement dit, de reprendre à zéro ce projet lancé au début des années 90, visant à sécuriser et désengorger les flux.
« À ma connaissance, NKM est contre ce projet, a déclaré le maire de Lattes, qui a attaqué la DUP (déclaration d’utilité publique) d’avril 2007 devant le conseil d’Etat. Le conseil d’Etat devrait casser la DUP. Il va statuer bientôt. Le commissaire du gouvernement a été très clair. »
Pour lui, la transformation de l’actuelle autoroute A9 en boulevard périphérique au sud de Montpellier, et le transfert des charges afférentes de l’Etat vers les collectivités, n’est pas acceptable : « On est loin du jour où on va rentrer dans cette logique-là. Le coût serait au minimum de 150 M€, plutôt de 300 M€ en fait. C’est bon, on va s’arrêter là ! »
Cyril Meunier soutient Jean-Pierre Moure
Sur la question de la présidence de Montpellier Agglomération, cet ancien proche de Frêche dit « soutenir Jean-Pierre Moure (maire de Cournonsec et président par intérim, face à l’éventuelle candidature de Hélène Mandroux, maire de Montpellier, NDLR). Il est légitime par rapport au travail effectué. L’agglo est une collectivité de travail. Ça se passe très bien. Il n’y a aucune raison à bouleverser les choses. »
L’argument de la ville-centre ne tient pas selon lui : « Je ne veux pas entendre aujourd’hui que Montpellier est laissé de côté, ou risque de l’être. Ça n’a jamais été la philosophie de notre travail. Montpellier a sa place légitime, avec la proportion de population. Regardez, par rapport aux communes avoisinantes, le nombre de stations de tramway qui se trouvent à Montpellier, le nombre de médiathèques, de piscines… Il n’y a jamais eu de guerre entre Montpellier et les autres communes. Mais il faut faire attention : une intercommunalité, c’est très fragile. Si ça ne fonctionne plus, ça peut devenir très dangereux sur le quotidien des gens. »
Interrogé sur une éventuelle candidature aux législatives en 2012, le maire de Lattes a esquivé : « Je me présente aux cantonales de mars prochain. Pour les législatives, je n’ai pas pris de décision, il faudra regarder. » Sur son positionnement politique : « Les gens de droite disent que je suis de gauche, et vice-versa. Je suis dans la gestion territoriale. Je ne me suis positionné dans le débat droite-gauche. J’ai du respect pour tout le monde, avec de fortes réticences pour les extrêmes. »










