Sur fond d’incertitudes liées à la conjoncture économique nationale et internationale, l’équipe municipale de la ville de Montpellier a dévoilé ce vendredi 10 décembre son projet de budget 2011. D’un montant de 452,3 M€, il « a été établi selon trois piliers lui permettant de générer une dynamique vertueuse, selon l’adjoint aux finances, Max Lévita : fiscalité constante accompagnée de la poursuite du bouclier social, maîtrise de l’évolution des charges de fonctionnement et recours limité à l’emprunt. » Autre caractéristique de ce budget primitif, l’anticipation d’une croissance démographique importante sur la commune sous fond de gel des dotations de l’Etat durant la période 2010-2013. « Un constat qui nous a conduit à prioriser nos actions », a souligné le maire, Hélène Mandroux, en insistant sur la maîtrise du budget investissement et le maintien de la tarification sociale, « sans augmentation des taux d’imposition. Le total des exonérations bénéficiant aux catégories les plus modestes de la population s’établira à 14,6 M€ ».
400 euros de dépenses d’équipement par habitant
Évolution des dépenses de personnel plafonnée à 1,7 % , dépenses d’équipement pour un montant de 114 M€ (140 M€ en 2010), le budget se place malgré tout sous le signe de l’« efficience ». Quatre postes principaux se détachent : renouvellement et développement urbains (16 %), environnement (14 %), solidarité (14 %) et éducation-jeunesse (13 %). 20,1 M€ seront investis dans le développement des quartiers, dont 13 M€ consacrés à l’action foncière (accession aidée et prêt « pass foncier »), 24,5 M€ seront alloués à l’achèvement du chantier de la future mairie, 6 M€ à l’extension de la Zac des Consuls de mer, 2,4 M€ à la création de la Zac du nouveau Saint-Roch et 3,2 M€ à l’aménagement de l’avenue Raymond Dugrand. Le programme de requalification urbaine devrait absorber quant à lui 6,8 M€. Cinq quartiers considérés comme « prioritaires » sont concernés : sud Écusson, gare, Laissac et Gambetta, Figuerolles et nord Écusson. 114 M€ seront également affectés aux actions visant maintien et à la création d'emplois.
18,3 M€ pour l’environnement
Autre priorité, celle d’une urbanisation « respectueuse de l’environnement ». La ville devrait consacrer 14,7 M€ de dépenses de fonctionnement et 3,6 M€ de dépenses d’investissement dans l’entretien de ses quelques 1 134 ha d’espaces verts publics, du parc zoologique du Lunaret et dans le développement de son réseau de transport en commun.« Les dépenses réelles d’investissement s’établissent à 160,6 M€ dont 114 M€ pour les dépenses d’équipement, 9,5 M€ affectés au remboursement du capital de la dette et 5,6 M€ d’avances de trésorerie à la Sem. Un budget d’excellence avec une épargne de gestion en progression de 3,6 % par rapport à 2010 pour un montant de 42 M€ » a tenu à souligner max lévita à la fin de sa présentation. Hélène Mandroux a par ailleurs annoncé sa décision d’intégrer le réseau d’évaluation méditerranéen (Revmed), qui regroupe sept collectivités régionales engagées dans une démarche d’évaluation de leur politique publique.