Hérault
Transports - Logistique
Le projet d’A9b à Montpellier repart bien de zéro

Une concertation, sorte de débat public « light », et une enquête publique lancée dans le cadre d’un « nouveau projet » : le dossier de déplacement de l’autoroute A9 au droit de Montpellier repart bien à zéro, si l’on se réfère à la décision, publiée ce mercredi 2 mars, par la commission nationale du débat public (CNDP) - http://www.debatpublic.fr/activites-cndp/debats.html
Le coût estimatif de ce projet, qui serait confié à ASF (Vinci Concessions), est de 500 M€.
Une phase de concertation va s’ouvrir. La CNDP considère en effet qu' « il n’y a pas lieu d’organiser un débat public » au sujet du projet de déplacement court de l'autoroute A9 au droit de Montpellier, « considérant que l’opportunité de la séparation des trafics de transit et locaux a déjà été débattue à l'occasion de la déclaration d'utilité publique (du 30 avril 2007, NDLR) ».
Le coût estimatif de ce projet, qui serait confié à ASF (Vinci Concessions), est de 500 M€.
Une phase de concertation va s’ouvrir. La CNDP considère en effet qu' « il n’y a pas lieu d’organiser un débat public » au sujet du projet de déplacement court de l'autoroute A9 au droit de Montpellier, « considérant que l’opportunité de la séparation des trafics de transit et locaux a déjà été débattue à l'occasion de la déclaration d'utilité publique (du 30 avril 2007, NDLR) ».
Cette concertation sera menée sous l’égide de Philippe Marzolf. La concertation portera « sur les aménagements permettant la séparation des trafics locaux et de transit au niveau des raccordements, le traitement en aménagement sur place entre le raccordement Est et l’échangeur de Vendargues et la requalification de l'ancienne A9 au droit de Montpellier en boulevard urbain ». Le compte-rendu de cette phase de concertation sera rendu public et joint au dossier de l’enquête publique à venir.
« Nouveau projet »
D’après la CNDP, le projet repart clairement à zéro : « Ce projet (de dédoublement court) suit le même tracé que le projet de dédoublement de l'autoroute A9 au droit de Montpellier déclaré d'utilité publique par décret du 30 avril 2007 mais il en modifie les fonctionnalités, constituant de ce fait un nouveau projet. »
L’idée force des acteurs locaux* - lancer les travaux d'un dédoublement long, autorisé par la DUP d’avril 2007 - ne semble pas tenir la corde à Paris. De l’avis de plusieurs spécialistes, l’Etat ne passera en effet pas outre une recommandation de la CNDP. Et l’annonce par cette dernière du lancement d’une phase de concertation, doublée de l'évocation d'une enquête publique, signifient que la DUP d’avril 2007 n’est plus d’actualité. En clair : le projet n’est pas enterré, mais il repart à zéro. « C’est une façon de ne pas décider, indique un proche du dossier, favorable à un lancement immédiat des travaux. Nous ne comprenons pas en quoi la DUP de 2007 (qui concernait un déplacement long, entre Baillargues et Saint-Jean-de-Védas, NDLR) ne s’applique pas au déplacement court. Mais l’Etat est souverain sur ce dossier. Nous sommes coincés. »
* Montpellier Agglomération, Région L.-R., institutions consulaires et syndicats patronaux (CCIT de Montpellier, CGPME 34, FRTP, FFB 34).










