Fil infos

Pyrénées-Orientales
|
Energies
| 5/03/2012

Une rencontre économique sur les énergies solaires le 7 mars à Perpignan

La CCIT des P.-O. et l’association des maires organisent le mercredi 7 mars (16h-18h), une rencontre économique sur le thème « La solution solaire : réalités, opportunités et avenir. » Une présentation des projets réalisés sur le département sera effectuée. « Il s’agit d’inciter les acteurs de cette filière à conduire une réflexion sur le solaire et les énergies renouvelables car c’est un marché d’avenir malgré le moratoire, la baisse de la tarification,… Le prix des matières premières, comme les modules, a baissé rendant le modèle économique toujours viable », explique Bernard Fourcade, vice-président de la CCIT des P.-O. et président de la CCIR.

Une filière locale structurée
« Localement, nous avons une filière complète : recherche, R&D, école d’ingénieurs, opérateurs locaux… Cela s’est traduit par des investissements diversifiés allant de projets de proximité aux grosses centrales solaires. Nous avons même pris position à l’export à l’échelle de la Méditerranée avec l’Imeder », poursuit Jean-Paul Alduy, président de l’agglomération de Perpignan qui interviendra à cette occasion. « À travers l’Imeder, nous avons dernièrement conduit une délégation d’une trentaine d’entreprise en Tunisie. Des affaires vont se conclure entre les entreprises du nord et du sud de la méditerranée » confirme André Joffre, élu à la CCIT et président du pôle Derbi, qui présentera les enjeux de développement de la filière photovoltaïque lors de la rencontre. Il est convaincu que dans les prochaines années, « nous allons rentrer dans une période d’extrême faisabilité et atteindre une convergence entre l’internet et l’énergie. Par ailleurs la ligne très haute tension qui traverse les Pyrénées nous positionne au cœur du débat de l’alimentation des réseaux nord et sud. » Côté perspectives, il est prévu d’atteindre 5400 MW à l’horizon 2020. « Une proposition a été faite au gouvernement pour atteindre 20 000 MW, ce qui représenterait un volume d’activité annuel de 2 000 MW », indique André Joffre qui défend le modèle de la centrale photovoltaïque de Saint-Charles capable de consommer ce qu’elle produit surplace.
« La révolution verte en marche »
Selon lui, « le photovoltaïque n’est vu que sous l’angle de la rentabilité. Or, ce qui nous anime c’est de produire une énergie propre qui limite les gaz à effet de serre, à travers une filière porteuse d’activités économiques et d’emplois. Il y a encore un travail d’adaptation des métiers qui s’opèrera à travers la formation initiale et continue. Nous rentrons inévitablement dans un choc pétrolier important. Le prix de l’énergie va continuer à croître et l’électricité aussi. Chaque année, les ménages qui ne peuvent plus assumer le coût de l’électricité augmente de 15 %. À tel point que l’on envisage de créer un Resto du cœur énergétique « Solaire Solidaire ». Pour le président de l’agglomération, « la révolution verte est en marche. Il faut s’y préparer. Il nous appartient d’accélérer le mouvement et de traduire cela en développement durable : environnement, création d’emploi, cohésion sociale et pouvoir d’achat… »
Bloc Abonnement

La Lettre M sur votre bureau chaque mois, la newsletter quotidienne à 18h, toute l'actualité en temps réel sur lalettrem.fr, les magazines thématiques, le guide « Les Leaders, ceux qui font l’Occitanie », la référence des décideurs d'Occitanie