
La Fondation de l’Université de Perpignan (1 M€ de capital) a lancé sa première campagne de levée de fonds pour financer trois projets. Poursuivant cet objectif, elle a organisé hier une visite des laboratoires concernés par les projets « Agriculture durable et extraits végétaux phytoprotecteurs » et « Stepsol », qui ont été présentés par les porteurs de projet. Une trentaine d’acteurs socio-économiques - entreprises, banque, collectivités, consulaires, services de l’Etat et la Caisse des dépôts -, ont visité les laboratoires Génome et développement des plantes, Chimie des biomolécules et de l’environnement et Promès (procédés, matériaux et Energie solaire). Cette visite s’est poursuivie par celle de la start-up Akinao (biopesticides), première entreprise hébergée par l’Université.
Des laboratoires à la pointe
« Ces laboratoires ont suscité beaucoup d’étonnement de la part des visiteurs. On perçoit mieux à quoi sert la recherche dans le monde, mais surtout qu’il est important de la conserver dans notre département au profit du développement économique à travers la R&D », indique Raymond Fondeville, vice-président de la Fondation, membre fondateur, et Pdg de Fondeville SA. Jean Benkhelil, président sortant de l'UPVD, a tenu à montrer aux visiteurs l'excellence de la recherche et l'expertise reconnue des 18 laboratoires à travers les programmes Labex, Equipex et Idefi. L'Université prépare déjà ses dossiers en amont du futur CPER. « Ils se concentreront sur les équipements de recherche afin de structurer les forces vives des laboratoires. Il s'agira de créer un pôle de recherche avec des plateforme d'appui lisibles au niveau international », complète Fabrice Lorente, du Cevu. Le 21 mars, une présentation de la Fondation sera faite devant les maires du département. « Il y a d’autres actions à conduire pour que la collecte de fonds soit plus fructueuse à travers les conseils en entreprise : expert-comptable, fiscaliste… », note Raymond Fondeville.

Phytotagante : un futur financeur
Cette visite a suscité l’intérêt du dirigeant de Phytotagante (Toulouges), spécialisé dans les huiles essentielles extraits végétaux pour la pharmacie, cosmétologie et la parfumerie. « La demande du marché s’oriente vers des extraits bio. Aujourd’hui, même les solvants organiques doivent être bio et sans pesticides », indique son dirigeant, Jamal Chahboun, qui emploie 12 salariés. Il a décidé « de contribuer au financement du projet lié à l’agriculture durable. Je vais étudier cela avec mon expert-comptable. » Issu lui-même de l’UPVD, il collabore déjà avec un laboratoire de contrôle de pesticides basé au Naturopôle de Toulouges.